Vendée Globe : Manuel Cousin a réparé et n'a plus de peur à avoir

Vendée Globe : Manuel Cousin a réparé et n'a plus de peur à avoir©Media365

Aurélien CANOT, publié le mardi 09 février 2021 à 19h02

Victime d'une grosse avarie de quille samedi dernier, Manuel Cousin (Groupe Sétin) n'a plus de crainte à avoir. Après trois jours passés à réparer, le skipper a pu remettre la quille dans son axe et reprendre la course.


Fin de l'angoisse pour Manuel Cousin (Groupe Sétin). Depuis sa grosse avarie de quille survenue samedi dernier, le skipper de 53 ans avait vécu des heures très agitées. C'est d'ailleurs avec la peur au ventre et sans la garantie de parvenir à se sauver que le natif de Rouen avait débuté immédiatement les réparations. Après trois jours à travailler d'arrache-pied sur sa quille centrale pour tenter de la restabiliser et s'assurer qu'elle ne bouge plus, au risque de pouvoir chavirer de nouveau, le navigateur qui participe à son premier Vendée Globe a pu crier victoire. Ereinté, mais soulagé et, surtout, sauvé. « Je ne sais pas si vous avez vu, mais la quille ne bouge plus et les axes sont en place, se réjouit Cousin, qui peut enfin respirer. Ca fait trois jours que je bosse dessus, entre la strat' (stratification), la partie mécanique, les axes à refaire... Il est minuit, je viens juste de finir, et ça y est : la quille est bloquée dans l'axe. La quille centrale ne bouge plus, c'était le but. Il est minuit, je vais aller ranger le cockpit, parce que c'est un atelier, il y en a partout, il y a des copeaux et de la sciure de partout. Il faut que je range, que je nettoie, que je me repose un tout petit minimum (sic), et on va être reparti. »

Cousin va repartir doucement



Après s'être fait très peur, le marin actuellement classé 23eme de ce tour du monde a pu en effet reprendre la mer, avec l'espoir de ne pas connaître de nouvelle mésaventure. Mais sans garantie. « Ca, c'est fait, ça ne bouge pas, ça ne craque pas. Maintenant, il faut naviguer tranquillement, doucement, voir ce que cela donne et j'espère que j'aurai de bonnes nouvelles. En tout cas, là, c'en est une. C'est fixé, ça ne bouge plus, je suis super content. C'est déjà une première victoire pour cette galère-là. Là, on navigue, mais à cinq-six nœuds, je vais remettre un peu de toile devant petit à petit, voir ce que ça donne, et si ça marche, on est parti. » Après 72 heures passées en enfer, cela ne serait que justice.

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