Bilan 2023 : Le Flop 5 français de la rédaction

Rédaction Media365, publié le lundi 01 janvier 2024 à 12h00

L'année 2023 a été riche en événements sportifs. Les stars du sport, françaises ou étrangères, nous ont impressionnés ou nous ont déçus. En ce 1er janvier, la rédaction vous livre son Flop 5 français de 2023 (hors football).

N°1 : Désillusion pour le XV de France

Pourtant, tout y était. La victoire en ouverture face aux All Blacks (27-13), celle face à l'Italie qui faisait office de véritable huitième de finale (60-7) après deux autres victoires aux sentiments variés devant l'Uruguay (27-12) puis la Namibie (96-0). La première était décevante, la deuxième exceptionnelle par son ampleur mais c'est là qu'Antoine Dupont se fracturait la mâchoire. Mais quand le demi de mêlée revenait avec son masque pour affronter l'Afrique du Sud en quarts, après trois semaines d'un feuilleton à la française digne d'un Dallas de la grande époque, tout était oublié. Surtout en menant 7-0 au bout de cinq minutes avec un ballon de 14-0 dans la foulée, et encore 25-19 à un quart d'heure de la fin... Et puis deux ou trois chandelles qui glissent des mains bleues, un arbitrage contesté, Thomas Ramos qui se fait contrer sur une tentative de transformation - ce qui n'arrive absolument jamais, à personne -, un enlisement à la sud-africaine maîtrisé à la perfection... Et c'est tout un rêve qui a lentement mais sûrement glissé sous les yeux de tout un pays, sur ces treize dernières minutes où plus rien, d'un coup, ne faisait tourner le XV de France. Fin de l'histoire.

N°2 : Un échec inattendu pour les basketteurs

Médaillée de bronze de la Coupe du monde 2019 et médaillée d'argent à l'occasion des Jeux Olympiques de Tokyo en 2021 et de l'Euro 2022, l'équipe de France était plus que motivée à l'idée de rejoindre l'Indonésie pour le Mondial 2023. Même amputée de Victor Wembanyama, absent sur décision des Spurs afin de pouvoir l'aligner en NBA, l'équipe de Vincent Collet présentait un visage conquérant avec les cadres comme Batum, Gobert, Fournier ou encore De Colo. Pourtant, les Bleus ont pris la porte dès la phase de poules au sein d'un groupe pourtant abordable. Le 25 août dernier, dans le cadre de leur première rencontre face au Canada, les Français ont réalisé une piètre prestation pour en terminer avec 30 points de retard sur la bande à Shai Gilgeous-Alexander. Giflés, sonnés, les joueurs de Vincent Collet n'ont jamais semblé en mesure de relever la tête. Et quand ils ont commencé à le faire face à la Lettonie - pour leur deuxième match de poule - menant même de 13 points, ils ont été renversés d'un revers de main à 37 secondes de la fin de la partie (88-86). « C'est une grosse déception », a déclaré le capitaine Nicolas Batum sur beIN Sports, lui qui disputait son dernier Mondial à 34 ans. « On a craqué mentalement et physiquement. La Lettonie a fait un grand match. On est une très bonne équipe, on l'a montré depuis quelques années mais on n'a pas pu le montrer sur cette campagne mondiale. » Éliminés piteusement, les Bleus ont sauvé l'honneur en battant ensuite le Liban (85-79), l'Iran (82-55) et la Côte d'Ivoire (87-77). De son côté, Vincent Collet a été confirmé dans ses fonctions.

N°3 : Caroline Garcia n'a pas confirmé

Caroline Garcia nous a refait le coup ! Fin 2017, la Lyonnaise avait surclassé la concurrence à l'automne et terminé l'année n°8 mondiale... avant de glisser au 19eme rang un an plus tard. En 2022, elle a remis ça en terminant n°4 mondiale après avoir notamment remporté le Masters. Aujourd'hui, la voici n°20. Une fois de plus, la tenniswoman n'a pas réussi à confirmer. Victorieuse de quatre tournois l'an passé, Caroline Garcia a dû se contenter de deux finales en 2023, dans les petits tournois de Lyon et Monterrey, où elle a été battue par des joueuses beaucoup moins bien classées (79eme et 31eme). En Grand Chelem, elle n'a gagné que six matchs, disputant, au mieux, un huitième de finale à l'Open d'Australie. En forme physiquement, la Française a pu enchaîner les tournois (27, un record parmi le Top 20), mais pas les résultats. Avec son jeu à hauts risques, celle qui a encore terminé en tête du classement des aces (462) n'arrive pas à trouver de plan B quand elle en a besoin, malgré le retour à ses côtés de Bertrand Perret au mois d'avril. Usée psychologiquement par le fait de défendre sa place dans le Top 5 (qu'elle a perdue après Wimbledon) puis dans le Top 10 (qu'elle a perdue après l'US Open), Caroline Garcia n'a jamais réussi à trouver la bonne dynamique, même si sa fin de saison (où elle est notamment passée à deux points de la victoire face à Swiatek à Pékin) a été meilleure que le début. Encourageant pour 2024 ?

N°4 : L'athlétisme français ne s'en sort pas

Sans Kevin Mayer, le néant. Cette formule a trouvé son prolongement le plus parfait et le plus réel, malheureusement, cet été lors des Mondiaux à Budapest. Blessé, le recordman du monde du décathlon (champion du monde 2022 et double vice-champion olympique) a laissé la France incapable de décrocher le moindre or en son absence, seul un improbable argent tombé du ciel venant du 4x400m le dernier jour. Et comme il n'y a pas eu de championnats d'Europe cette année pour cacher la forêt... A sept mois de Paris 2024, le constat est implacable et il sera impossible de le rattraper en si peu de temps. Ce n'est pas nouveau, puisque Kevin Mayer avait déjà été le seul médaillé (et titré) la saison précédente à Eugene. Si Wilfried Happio (400m haies), Jimmy Gressier (5 000m), Quentin Bigot (marteau) ou l'espoir finalement encore trop tendre Sasha Zhoya (110m haies) venaient à atteindre ne serait-ce qu'une finale olympique, ce serait déjà un petit miracle. Pas beaucoup mieux pour Renaud Lavillenie (perche), qui ne devrait même pas être considéré comme un potentiel sauveur du haut de ses 37 ans, ou Pascal Martinot-Lagarde (110m haies). Ne parlons même pas des filles, où pour Rénelle Lamote aussi (800m), une finale semble le bout du monde. Et encore moins de Jimmy Vicaut, recordman d'Europe du 100m en 9"86 en 2015 qui n'est que l'ombre de lui-même depuis des années.

N°5 : Rien n'a réussi à Alaphilippe

2023 restera une saison à oublier pour Julian Alaphilippe, sans doute la première depuis son éclosion en 2016. Un exercice qui avait démarré par des tensions au sein de l'équipe Soudal-Quick Step, avec Patrick Lefevere qui a tancé son coureur pour son manque de résultats par rapport à son salaire. Vainqueur de la Faun Ardèche Classic à la fin du mois de février, son traditionnel crochet par l'Italie n'a pas été à la hauteur des attentes. Seulement onzième sur Milan-Sanremo, les classiques flandriennes n'ont pas plus souri au natif de Saint-Amand-Montrond. En effet, il n'a pu faire mieux que 51eme sur le Tour de Flandres, course durant laquelle il a été victime d'une chute qui ne lui a pas permis de s'aligner sur l'Amstel Gold Race et la Flèche Wallonne. Au vu de son état de forme, Julian Alaphilippe a dû se contenter du rôle de lieutenant de Remco Evenepoel sur Liège-Bastogne-Liège, course que le Belge a écrasé de sa classe. Sa victoire sur la 2eme étape du Critérium du Dauphiné devait le lancer vers le Tour de France. Trois semaines durant, l'ancien double champion du monde s'est beaucoup dépensé mais ses efforts n'ont jamais été récompensés. Après cette déception, la fin de saison a été compliquée, entre abandon lors des championnats du monde et performances en demi-teinte sur les classiques italiennes, dont une 36eme place sur le Tour de Lombardie. Un sursaut est attendu en 2024, alors qu'il devra partager l'affiche sur le Tour de France avec Remco Evenepoel.

Également cités : Alpine, David Gaudu, Fabio Quartararo, Quentin Fillon Maillet, Tony Yoka...  

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