GP de Turquie : Hamilton très mécontent de l'état de la piste

GP de Turquie : Hamilton très mécontent de l'état de la piste©Media365
A lire aussi

Mathieu WARNIER : publié le vendredi 13 novembre 2020 à 23h10

En difficulté dans la matinée et dominé par la Red Bull Racing de Max Verstappen ainsi que la Ferrari de Charles Leclerc, Lewis Hamilton s'est montré très dur avec la récente rénovation de la piste de l'Istanbul Park.



Lewis Hamilton n'a vraiment pas apprécié la piste de l'Istanbul Park. Vainqueur du Grand Prix de Turquie en 2010 avec McLaren, le Britannique a manqué sa journée d'essais libres avec le 15eme temps et seulement douze tours parcourus lors de la première séance puis le quatrième temps à l'occasion de la deuxième séance. Alors qu'il peut sceller le sort du championnat pilotes ce dimanche, le pilote Mercedes a été dominé par son coéquipier Valtteri Bottas mais les deux Mercedes ont surtout été moins performantes que la Red Bull Racing de Max Verstappen et la Ferrari de Charles Leclerc. Pour Lewis Hamilton, l'état de la piste est clairement en cause. « C'était un peu un désastre aujourd'hui (vendredi), à vrai dire. Ce circuit est absolument fantastique, et je ne comprends vraiment pas pourquoi ils dépensent des millions pour refaire la surface de la piste, a déclaré le Britannique face à la presse. Je sais qu'elle est là depuis longtemps, mais ils auraient sûrement pu se contenter de la nettoyer au lieu de gaspiller tout cet argent. Maintenant, la piste est pire que Portimão quand nous y avions la toute nouvelle surface. »

Hamilton : « De la m..., avec un grand M »

Le constat de Lewis Hamilton est amer car, à ses yeux, la Mercedes est dans l'incapacité de faire fonctionner ses gommes et il ne « prend pas le plaisir que l'on prendrait normalement à Istanbul », sans espoir de voir la tendance changer dès ce samedi pour les qualifications. « C'est terrifiant tout du long. On dirait qu'il y a des portions humides partout, et comme on est en slicks, quand on accélère, on perd le contrôle si vite. C'est parce qu'on est bien en dessous de la fenêtre de température de ces pneus. Et sans que je sache pourquoi, cette surface est si lisse, tente d'expliquer le Britannique. Les circuits plus anciens ont une surface bien plus ouverte entre tous les cailloux (sic), cela fait fonctionner les pneus davantage. Là, c'est super fermé, plat et brillant, et j'imagine que l'huile suinte de l'asphalte. C'est de la m..., avec un grand M. » Des conditions que Mario Isola, directeur de la compétition chez Pirelli, présentait comme du rallye, ce que Valtteri Bottas n'a pas hésité à confirmer. « C'est clair que ça a aidé ! Au début, c'était très loin des standards de pilotage auxquels nous avons l'habitude en F1, a confié le Finlandais à la question de savoir si son expérience en rallye a pu aider ce vendredi. Je me suis bien amusé, c'était vraiment fun. » Un avis qui n'est visiblement pas partagé par Lewis Hamilton.

Vos réactions doivent respecter nos CGU.