Les Bleues de retour en France ?

Les Bleues de retour en France ?©Panoramic, Media365
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Paul Rouget, Media365 : publié le samedi 24 septembre 2022 à 14h54

Dans la perspective des Jeux Olympiques de Paris 2024, Olivier Krumbholz souhaiteraient que ses joueuses évoluent dans l'Hexagone. Mais ce n'est pas simple...



Six. Dans la dernière sélection d'Olivier Krumbholz, six des 23 joueuses tricolores évoluent aujourd'hui à l'étranger. Il s'agit de Laura Glaser et Grâce Zaadi (CSM Bucarest), d'Allison Pineau et Océane Sercien-Ugolin (Krim Ljubljana), de Béatrice Edwige (Ferencvaros) et d'Estelle Nze-Minko (Gyor). Et le sélectionneur tricolore, qui a annoncé qu'il prendrait sa retraite à l'issue des JO de Paris en 2024, souhaiterait que ses joueuses jouent toutes dans le championnat de France. Un vœu pieu, alors que la cote des championnes olympiques est au plus haut ? "On fait de l'incitation, de la médiation. On échange en direct avec les athlètes et les agents. Mais on ne peut pas révolutionner le marché des joueuses", explique à L'Equipe Philippe Bana, président de la Fédération française de handball (FFHB).

Nantes voudrait Nze-Minko

Aujourd'hui en Roumanie, Zaadi était revenue en France en mars dernier. Mais c'était pour une raison bien particulière : l'invasion russe en Ukraine. Alors sous contrat avec Rostov, elle avait décidé de ne pas rentrer en Russie après le match des Bleues face aux Croates. La demi-centre était retournée dans son club formateur, Metz, en prêt, finissant la saison par un nouveau doublé championnat-Coupe de France. Libérée par Rostov, elle s'est ensuite engagée avec Bucarest. Des clubs français auraient aussi bien voulu accueillir Nze-Minko, qui brille en Hongrie. Brest a notamment tenté une approche cet été, en vain. Et le club de Nantes, sa ville de naissance, est aussi candidat pour recruter la meilleure joueuse de l'Euro 2020, sous contrat avec Gyor jusqu'en 2023. "Une jeune femme forte sportivement, intelligente, engagée et entrepreneuse, cela correspond aux valeurs de l'actionnaire", déclare Laurent Godet, le président délégué de Nantes, au quotidien sportif. Et si son salaire pourrait se révéler problématique, c'est surtout sa volonté - ou non - de rentrer en France qui pourrait bloquer. "J'avais envie de rentrer en France, là je suis plus indécise", reconnaît-elle ainsi.

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