Bleus : Costantini se souvient de Barcelone, 30 ans plus tard

Bleus : Costantini se souvient de Barcelone, 30 ans plus tard©Panoramic, Media365

Thomas Siniecki, Media365 : publié le vendredi 05 août 2022 à 16h10

La grande histoire des Bleus a réellement démarré en août 1992, lors des Jeux de Barcelone. Jackson Richardson était déjà présent, ainsi que Stéphane Stoecklin, Alain Portes capitaine, ou encore Denis Lathoud et Alain Munier.



Une médaille de bronze olympique, en 2022, serait presque décevante pour l'équipe de France. Un constat qui vaut à l'immense chemin parcouru depuis 20 ans et la première breloque internationale décrochée par les Bleus aux Jeux de Barcelone, un souvenir sur lequel est revenu le sélectionneur Daniel Costantini (pour L'Equipe) : "La force de cette équipe, c'était de croire en ses rêves, de n'avoir peur de personne. Ils n'ont pas eu peur des Espagnols le premier jour, et en demi-finales, ils n'avaient pas peur des Suédois. Ça s'est joué à peu de chose." Tout avait donc commencé avec ce succès 18-16 en ouverture face au pays hôte, pourtant favori : "Une joie incommensurable. Mais cet exploit arrive le premier jour. Et on joue la CEI derrière. Donc on n'est pas en train de se dire qu'on va avoir une médaille à la sortie. J'avais dit que les deux premiers matchs, c'était pour se régler."

"J'aurais dû me dire que ce serait mon meilleur souvenir olympique..."

Battus de peu par la Suède en demi-finales (25-22), les Français ont ensuite conquis le bronze devant l'Islande (24-20) en se privant des anciens : "Je leur avais dit que ce match n'était pas un jubilé, mais qu'il s'inscrivait dans l'aventure de l'équipe de France et qu'il devait conditionner l'avenir. Donc, je voulais que ne le jouent que ceux qui seraient encore là avec moi à la rentrée."


Désormais âgé de 78 ans, le prédécesseur de Claude Onesta, à qui il a passé la main dans la foulée du titre mondial de 2001 à domicile (la première médaille d'or internationale), avait "la trouille sans arrêt que ça s'arrête le lendemain" : "Il y avait toujours cette angoisse de dire que j'allais me réveiller, et que finalement l'Espagne peut-être que tu ne l'as pas battue. J'aurais dû me dire que Barcelone serait mon meilleur souvenir olympique, parce que derrière..." Derrière, l'équipe de France avait dû se contenter d'une quatrième place en 1996 à Atlanta, puis d'une sixième à Sydney en 2000. Avant, une petite dizaine d'années plus tard, d'enclencher le cycle de tous les succès.

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