La Liga part en guerre contre beIN SPORTS

La Liga part en guerre contre beIN SPORTS©Panoramic, Media365
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Thomas Siniecki, Media365 : publié le jeudi 13 octobre 2022 à 16h00

Un retard de paiement de beIN SPORTS a conduit la Liga à s'engouffrer dans la brèche. Le groupe qatarien se voit ennuyer par la justice espagnole, sur demande du championnat et donc de son président, Javier Tebas, concernant les droits TV.



Par l'intermédiaire évident de Javier Tebas, son dirigeant qui déteste cordialement Nasser al-Khelaifi depuis de nombreuses années, le championnat espagnol a fait geler en justice 50 millions d'euros appartenant à beIN, après un retard de paiement de la part du groupe audiovisuel qatarien. Un porte-parole de la Liga a confirmé à l'AFP vouloir ainsi "garantir le paiement des montants déterminés par les contrats pour les droits de diffusion TV internationaux", qui concernent pas moins de 35 pays à travers la planète, dont la France bien sûr. Le groupe beIN SPORTS se défend en rappelant sa "réputation basée sur des décennies d'investissements, de diffusions du plus haut niveau, de relations solides et à long terme avec les détenteurs de droits".

Tebas : "Ils mettent la pression sur les autres afin de les mettre à genoux"

Le média qatarien assure que son suivi des paiements est "minutieux" et qu'il ne dévoilera pas publiquement le contenu de ses discussions "privées" avec la Liga : "Ce n'est pas de cette manière que les affaires doivent être menées, surtout pas par des institutions professionnelles et reconnues." A quel point ce litige est-il, en réalité, de nature personnelle entre Tebas et Al-Khelaifi ? Ce dernier, en sa qualité de président du Paris Saint-Germain, agace fortement le dirigeant espagnol à propos du fair-play financier et de la politique de transferts menée par le club de la capitale.


Il n'a pas manqué non plus de souligner cette double casquette, celle de dirigeant de club et de groupe audiovisuel mêlé aux droits télévisuels des compétitions : "Ce n'est pas juste le danger des clubs possédés par un pays, mais aussi le fait qu'ils contrôlent ces droits TV et qu'ils paient ou arrêtent de payer à leur bon vouloir, sur des contrats qui concernent des millions d'euros, afin de mettre la pression sur les autres afin de les mettre à genoux selon leurs différents intérêts."

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