F1 - Gasly : "Je me suis dit que Grosjean n'avait aucune chance de s'en sortir"

F1 - Gasly : "Je me suis dit que Grosjean n'avait aucune chance de s'en sortir"©Media365
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Thomas Siniecki, Media365 : publié le mercredi 30 décembre 2020 à 19h11

L'accident de Romain Grosjean à Bahreïn est encore très présent dans toutes les têtes. Pierre Gasly, avec un mois de recul, l'avoue : il a pensé "que c'était fini" pour son compatriote, qui s'en est sorti au coeur des flammes.



Pierre Gasly a pensé à la mort pour Romain Grosjean, au moment de son terrible accident au Grand Prix de Bahreïn il y a un mois : "C'était franchement horrible, j'ai eu peur. C'est un miracle. Je me suis dit que c'était fini, qu'il n'avait aucune chance de sortir vivant d'un tel accident. Dans ma génération, c'est la première fois qu'on voit de telles images, ça arrivait plutôt dans les années 70. Ce qui montre aussi que la sécurité a augmenté, je n'étais pas fan du Halo et ça lui a clairement sauvé la vie." Désormais dernier vainqueur français en F1, depuis son succès en septembre à Monza (mettant fin à 24 ans d'attente après Olivier Panis en 1996), le pilote AlphaTauri a déjà enduré de sérieuses épreuves dans un passé récent.

"Un baquet pour le titre dans deux ou trois ans"

"Le risque est élevé, mais on ne pense pas à la peur. On l'accepte. C'est un sport dangereux, on a pu le voir à plusieurs reprises. L'an dernier, à Spa, j'ai perdu mon meilleur ami Anthoine Hubert, qui pilotait en F2. C'était vraiment difficile à gérer. Mes proches m'ont vu grandir et évoluer, leur manière de gérer ça a aussi évolué... Mais la peur est toujours présente pour mes parents, je le sais. Quand on voit des images comme celles-ci ou Jules Bianchi, à qui on pense aussi... Le risque est aussi présent dans la vie de tous les jours, il faut vivre avec." C'est l'accident mortel de Jules Bianchi, à Suzuka en 2015, qui a abouti à l'introduction du fameux Halo sur les monoplaces.


Quant à son évolution sportive, Pierre Gasly garde les idées aussi claires que déterminées : "L'objectif n°1, c'est d'obtenir un baquet qui puisse m'offrir l'opportunité de me bagarrer pour un titre de champion du monde. J'espère l'avoir dans deux ou trois ans. Lewis Hamilton est clairement le meilleur, dans la meilleure écurie et avec la meilleure voiture, j'ai énormément de respect pour lui. Mais Mercedes ne restera peut-être pas à ce niveau durant de nombreuses années." Comme tout le monde en F1, le Français (24 ans) attend forcément 2022, où le changement global des réglementations promet une grande redistribution des cartes.

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