Pinturault : " Ca ne pourra pas être pire ! "

Pinturault : " Ca ne pourra pas être pire ! "©Media365
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Aurélien CANOT, Media365, publié le mardi 25 janvier 2022 à 20h34

Eliminé d'un slalom pour la quatrième fois en six courses cette saison, mardi soir à Schladming dès la première manche, Alexis Pinturault, conscient de vivre une mauvaise passe, tenait malgré tout à relativiser.

Rien ne va plus pour Alexis Pinturault. Comme à chacune de ses sorties ou presque depuis le début de cet hiver qui a très vite tourné au cauchemar pour lui, le vainqueur sortant du classement général de la Coupe du monde s'était aligné au départ du slalom en nocturne de Schladming, mardi soir, avec l'espoir de se refaire une santé. Plus encore à une semaine du coup d'envoi des Jeux de Pékin (4 au 20 février). Le skieur de Courchevel rêve d'y décrocher sa première médaille d'or. Etant donné ses derniers résultats, c'est davantage de la soupe à la grimace qui attend de nouveau le gros globe de cristal de la saison dernière, en Chine. Son analyse allait d'ailleurs dans ce sens après cette énième déconvenue. Pour la quatrième fois cette saison (en six courses), "Pintu" a en effet abandonné et le slalom et ses espoirs de victoire, à Schladming, après deux extensions venus ruiner ses efforts et sa détermination dès la première manche.

Pinturault : "Les résultats nourrissent cet enfer"

Le malheureux a tenu à tout de suite relativiser, conscient de toute façon qu'il pourrait difficilement tomber plus bas à Pékin, où il fera malgré tout partie des favoris. "Aux JO, ça ne pourra pas être pire que ce que je fais en ce moment. Les Jeux sont un univers différent de ce qui se passe en Coupe du monde. Aux Jeux il y a des surprises, n'importe qui peut tenter sa chance, se sentir à l'aise, et être sur le podium", rappelait Pinturault, regrettant de s'être "fait surprendre par la neige". Le Français n'a par ailleurs pas caché que ses doutes enflaient au fil des courses et qu'il voyait mal actuellement comment il pourrait s'en débarrasser. "À chaque fois que j'arrive dans une nouvelle course, je change d'état d'esprit mais les résultats ne sont pas mieux pour autant et nourrissent cet enfer, la situation est loin d'être facile. Au bout d'un moment, il y a des doutes et le doute c'est l'ennemi du sportif, les choses ne s'imbriquent pas." La longue traversée du désert continue pour le champion. Espérons qu'elle décidera de faire un break du côté de Pékin.

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