Affaire FFR : La réaction de Boudjellal après la condamnation de Laporte

Affaire FFR : La réaction de Boudjellal après la condamnation de Laporte©Panoramic, Media365

Emmanuel LANGELLIER, Media365 : publié le mardi 13 décembre 2022 à 20h42

Ancien président de Toulon où Bernard Laporte était entraîneur, Mourad Boudjellal réagit à la condamnation du président de la FFR, délivrée mardi par le Tribunal Correctionnel de Paris.



Très attendu depuis plusieurs semaines, le verdict du Tribunal Correctionnel de Paris est tombé mardi en début d'après-midi concernant l'affaire de corruption impliquant Bernard Laporte et Mohed Altrad. Le président de la Fédération Française de rugby a été condamné à deux ans de prison avec sursis, 75 000 euros d'amende et l'interdiction d'exercer toute fonction liée au rugby durant deux ans, pour corruption passive, trafic d'influence, prise illégale d'intérêts, recel d'abus de biens sociaux et abus de biens sociaux. A travers son avocat, l'ex-sélectionneur du XV de France a vite annoncé son intention de faire appel de cette condamnation, ce qui lui permet de rester à la tête de la FFR.

« Deux ans de prison avec sursis, c'est lourd »

Un maintien qui ne convient guère à la ministre des sports Amélie Oudéa-Castera qui demande de nouvelles élections. De son côté, Mourad Boudjellal estime la décision du Tribunal Correctionnel de Paris sévère. « Deux ans de prison avec sursis, c'est lourd, a lâché l'ancien président de Toulon. Ce n'est pas anodin. Idem pour l'interdiction de toute activité dans le monde du rugby pendant deux ans. Heureusement que l'exécution provisoire n'a pas été retenue. Il peut rester président. Cela aurait été injuste qu'il ne puisse pas être présent à la Coupe du monde 2023 organisée en France. »

Boudjellal sur Laporte : « S'il a effectivement commis des actes de corruption pour les petites sommes que je lis, c'est le roi des cons ! »

« Je connais les efforts déployés pour que la Coupe du monde ait lieu en France. Il y a consacré des années de sa vie. Il a quitté un contrat à Toulon où il gagnait entre 500 et 600 000 euros par an pour aller à la tête de la Fédération où il touche 0 euro, a poursuivi Mourad Boudjellal. S'il a effectivement commis des actes de corruption pour les petites sommes que je lis, c'est le roi des cons ! Pendant les cinq années où nous avons travaillé ensemble au RCT, il ne m'a jamais proposé aucun montage. Jamais ! Puisqu'il a fait appel de la décision, Bernard est toujours présumé innocent. Ce serait vraiment dommage qu'après le procès, il ne puisse pas retrouver une activité dans le rugby. »

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