Australie : Eddie Jones se lâche

Australie : Eddie Jones se lâche©panoramic, Media365
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Victor Romedenne, Media365 : publié le lundi 18 septembre 2023 à 14h55

L'Australie se retrouve dans une situation compliquée après sa défaite face aux Fidji. En conférence de presse d'après-match, le sélectionneur, Eddie Jones, semblait particulièrement en colère, mais pas nécessairement envers ses joueurs.



Alors que l'Australie avait bien débuté avec une victoire 35 à 15 face à la Géorgie, les Wallabies n'ont pas su résister aux Fidji (22-15) ce dimanche sur la pelouse de Geoffroy-Guichard. Les Australiens n'ont pas d'autre choix que de gagner leur prochain match face au Pays de Galles, qui a remporté ses deux premières rencontres, dont celle face aux Fidji (32-26). En cas de défaite, il semble quasi impossible que les Wallabies sortent de la phase de poule. De plus, les Fidji n'auront plus que la Géorgie et le Portugal à affronter, deux équipes face auxquelles les Flying Fijians seront largement favoris. Les Australiens n'ont gagné qu'un seul de leurs sept matchs de l'année 2023.

"On pourrait me balancer des baguettes et des croissants en plus"

Après cette défaite, le sélectionneur australien, Eddie Jones, est sous pression. En conférence de presse, le coach s'est lâché suite à la rencontre. Critiqué pour avoir laissé de côté plusieurs cadres, Eddie Jones a réglé ses comptes avec Sonny Bill Williams (ancien All Black) sur un possible manque de numéro 10 : "Peut-être que je pourrais devenir consultant et passer à la TV, comme lui, pour avoir toujours raison ? C'est une équipe pour l'avenir et je n'ai pas de regrets. Je construis une équipe pour le futur et c'est normal d'avoir de la difficulté, des problèmes de croissance".

Avant la rencontre, le deuxième-ligne Will Skelton a dû déclarer forfait à la dernière minute. Eddie Jones a répondu de manière virulente lorsque ce sujet a été abordé en après-match : "On a tout fait pour essayer de l'avoir, mais les règles disent que nous devons changer la composition jusqu'à une heure avant le coup d'envoi s'il ne peut pas jouer. Nous sommes de bons garçons donc nous avons respecté cela. Cela vous pose-t-il problème que nous suivions ces règles ? Vous avez sûrement plus d'informations que moi, donc c'est bon."

Le sélectionneur des Wallabies a même tenu à répondre à tous ceux, parmi les 42 000 supporters présents à Saint-Etienne, qui l'ont sifflé : "J'ai l'habitude, je le mérite et je mérite même pire. On pourrait me balancer des baguettes et des croissants en plus".

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