L1 (J8) : Porté par Messi, le PSG mange du Lyon

L1 (J8) : Porté par Messi, le PSG mange du Lyon©Media365
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Rédaction Media365, publié le dimanche 18 septembre 2022 à 22h54

Le Paris Saint-Germain s'est imposé à Lyon au terme d'une rencontre très animée pour reprendre les commandes de la Ligue 1 (1-0).



Il y avait de l'électricité dans l'air, à Décines, pour ce dimanche presque automnal. Depuis quelques années, les rapports de force entre Lyon et le Paris Saint-Germain s'apparentent à des sommets du championnat. Une petite curiosité, quelque part, considérant que ces deux cadors sont davantage concurrents sur le papier que sur les tableaux. C'est un fait : Paris et Lyon ne nagent plus dans les mêmes eaux. Mais leurs retrouvailles restent peut-être ce qui se fait de mieux à l'échelle de la Ligue 1. Parce qu'elles donnent lieu à des batailles intenses, disputées, indécises, parfois explosives.

Pour le champion en titre, l'enjeu consistait à mettre un dernier coup de collier avant la trêve, histoire d'envoyer un message clair à tout l'environnement, dissipant les quelques nuages récents qui commençaient à poindre après un été des plus ensoleillés. Les choix de Christophe Galtier étaient scrutés. Le technicien avait concocté une petite surprise en suppléant Vitinha par Fabian Ruiz aux côtés de Verratti dans le cœur du jeu derrière son inamovible trio d'attaque. En face, Peter Bosz avait surpris son monde en troquant son 4-3-3 pour un 4-4-2 associant Dembélé à Lacazette devant, considérant l'idée selon laquelle la meilleure défense, contre cette armada-là, reste l'attaque.


Messi très inspiré

Toute la clé de ce match résidait en un point - toujours le même : l'état d'esprit des trois galactiques, défensif pour resserrer les lignes, offensif pour se partager le gâteau de façon rapide et juste afin de semer la zizanie dans la défense lyonnaise. Comme pour remettre en perspective les dernières sorties parisiennes. Les hommes de Bosz, eux, avaient un couteau entre les dents pour percer le milieu parisien sur leurs sorties de balle.

Ces deux images résumeraient presque un premier acte disputé sur un rythme très soutenu. On a d'abord pu constater que le trio Neymar-Messi-Mbappé avait envie de tout casser. Les trois lascars l'ont attesté d'entrée de jeu. Sur une action à 22 passes et un premier décalage du Français, le Brésilien s'est infiltré dans la surface pour servir son compère argentin, qui a exploité l'offrande en faisant une "passe au filet" comme à ses plus grandes heures (0-1, 5e).

Un bijou qui a donné le ton. Pendant un bon quart d'heure, les Parisiens ont multiplié les assauts en mêlant sobriété et ingéniosité, avec des actions de jeux vidéo presque imparables pour les Lyonnais. Avec une connexion haut débit, les trois étoiles, branchées sur la même tonalité, ont continué à faire des différences énormes sur des actions d'école. Et dès qu'elles ont commencé à relâcher un peu la pression sur le premier rideau, l'OL s'est engouffré dans les brèches en amorçant des attaques rapides franchement dangereuses, sous l'impulsion d'un Lacazette admirable de générosité, dans un rôle d'aiguilleur pour les flèches de devant. Actif et bien calé sur sa ligne, Donnarumma a fait le job (20, 30e).

Ce match n'a pas été qu'une histoire de temps forts et de temps faibles. Ce fut longtemps un match sans temps mort, surtout. Et c'est ce qui l'a rendu passionnant jusqu'au bout. Il fallait voir Messi, une fraction de secondes après le retour des vestiaires, coucher Tagliafico sur un crochet pour enchaîner sur un tir sauvé sur la ligne par le jeune Lukeba pour s'en rappeler (47e). Le point noir, pour Paris, a été de voir Verratti sortir en boitillant à l'heure de jeu (63e). Sans le petit Italien, la donne a quelque peu changé avec un seul but d'écart. Mais les Parisiens ont serré les vis jusqu'au bout, s'offrant même des occasions de break avec un Messi décidément très inspiré (78e, 90e+1).

Avec l'appétit d'un fauve pas encore rassasié, Paris reprend son fauteuil de leader pour passer la trêve en bonne posture. Les Lyonnais, de leur côté, traverseront sûrement quelques turbulences après une série de trois défaites consécutives qui fait désordre. Mais il peuvent s'appuyer sur l'ébauche de ce nouveau système après une prestation très cohérente.

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