CM 2034 : L'Arabie Saoudite, un choix guidé par l'argent

CM 2034 : L'Arabie Saoudite, un choix guidé par l'argent©Panoramic, Media365
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Fabien Le Floc'h, Media365 : publié le mercredi 01 novembre 2023 à 21h13

Le choix de l'Arabie Saoudite comme organisateur de la Coupe du monde 2034 confirme un peu plus la mauvaise direction prise par la FIFA, sous l'impulsion de son patron Gianni Infantino.


Mauvaise nouvelle pour les fans de football qui pensaient en avoir terminé avec une Coupe du monde en hiver. Après l'édition 2022 très controversée au Qatar (sur le plan sportif comme extra-sportif), c'est l'Arabie Saoudite qui devrait accueillir la Coupe du monde 2034, avec des problématiques similaires. Mais les dures critiques concernant le Mondial au Qatar n'ont pas fait hésiter le patron de la FIFA Gianni Infantino au moment de confier l'organisation de sa compétition la plus prestigieuse au richissime royaume saoudien, pourtant régulièrement accusé de violations des droits humains.

Le sport, arme de séduction massive

Lancée dans une vague d'investissements dans le sport, à l'image du développement du championnat saoudien depuis plusieurs mois, l'Arabie Saoudite poursuit sans vaciller son plan « Vision 2030 », lancé en 2016 par le prince héritier Mohammed Ben Salmane pour préparer l'après-pétrole. Formule 1, combats de boxe, golf ou encore Jeux Asiatiques d'hiver : Ryad investi massivement ces dernières années pour accueillir des compétitions sportives d'envergure, faisant du sport une arme de séduction massive pour le royaume. Et sans surprise, la FIFA s'est laissé séduire par « MBS » et son portefeuille.

Gianni Infantino, devenu encore plus puissant que son prédécesseur Sepp Blatter (ce qui n'est pas une mince affaire), ne semble avoir qu'une priorité : faire gagner de l'argent à la FIFA, toujours plus d'argent. La nouvelle Coupe du monde des clubs à 32 équipes, dont la prochaine édition aura lieu... en Arabie Saoudite en décembre, ou son projet de Coupe du monde tous les deux ans finalement abandonné sont là pour le prouver. Le président de la FIFA, même s'il assure que cette extension des compétitions permet au football d'être plus « mondial », ne s'embarrasse pas des critiques et balayera certainement les polémiques comme il l'a fait l'hiver dernier au Qatar. Pourvu que la FIFA y trouve son compte, Gianni Infantino semble prêt à fermer les yeux sur beaucoup de choses.

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