Cavendish, sacré gaillard !

Mark Cavendish était trop fort à Brive. (Reuters)

Mark Cavendish était trop fort à Brive. (Reuters)

Impressionnant de puissance et de vitesse, Mark Cavendish a remporté vendredi sa 22e étape sur le Tour de France, la deuxième dans cette édition 2012 en s'adjugeant le sprint à Brive-la-Gaillarde, lieu d'arrivée d'une 18e levée partie de Blagnac. Après 220 kilomètres dénués de difficultés, Bradley Wiggins reste en jaune à deux jours du terme de cette Grande Boucle.

22 voilà Cavendish. Et à toute allure. Le Britannique a remporté vendredi, à deux jours de l’arrivée du peloton à Paris, sa 22e victoire d’étape sur le Tour de France. Beaucoup plus effacé sur la course que ces dernières années, le champion du monde, qui lui aussi a fait des sacrifices pour permettre l’avènement de Bradley Wiggins sur la Grande Boucle, a resurgi dès la sortie des Pyrénées pour s’offrir à Brive un deuxième succès sur cette 99e édition, dix-huit jours après avoir déjà levé les bras à Tournai, en Belgique. Et dans la capitale de la Corrèze, sous les yeux de François Hollande venu assister au spectacle dans la voiture de Christian Prudhomme, le coureur de l’île de Man a rappelé qu’il était bien le plus grand sprinteur de sa génération.

Car le sprint qu’il s’est adjugé à l’issue de la 18e étape n’avait rien d’une sinécure. Résolu à tenir tête au retour du peloton au terme d’une journée menée grand train, un groupe de six coureurs, avec notamment Andreas Klöden, Luis-Leon Sanchez, Nicolas Roche et Alexandre Vinokourov, a résisté jusque dans les dernières mètres mais n’a rien pu faire face au retour supersonique du Cav’. Emmené par une équipe Sky cette fois-ci dévolue à ses desseins, et par le maillot jaune lui-même à deux kilomètres du but, le porteur du tricot arc-en-ciel a intelligemment anticipé le sprint pour ne pas risquer d’échouer sur les basques des fuyards. "Fallait partir tôt dans ce sprint, acquiesçait-il devant les caméras d’Eurosport. Je n’ai rien fait dans ce Tour et j’avais beaucoup d’énergie et de très bonnes jambes. On s’est concertés ce matin dans le car avec l’équipe. Le manager a dit que ce serait une journée tranquille. J’ai répondu «Laissez-moi une chance». Alors, Bradley (Wiggins) et Chris (Froome) ont dit «ok» et tout le monde s’est alors mis d’accord pour m’aider aujourd’hui. C’est grâce à l’équipe que j’ai remporté cette victoire."

Cavendish: "Il reste encore une étape à gagner…"

Grâce à ses équipiers certes, mais aussi beaucoup grâce à ses jambes. Son explosivité a complètement surpris ses concurrents sprinteurs, Matthew Goss et Peter Sagan en premier lieu. Deuxième et troisième à Brive, l’Australien et le Slovaque, déjà assuré de ramener le maillot vert à Paris, ont fini à deux longueurs de Cavendish. Forcément déçu, Luis-Leon Sanchez, une fois dépassé par la fusée Sky dans les 50 derniers mètres, a lui effectué un petit geste de la main en signe de résignation. Le courant d’air a dû être terrible. Cette démonstration de Cavendish en fait forcément le grand favori de dimanche pour l’étape des Champs-Elysées, l’avenue mythique sur laquelle le champion du monde a triomphé ces trois dernières années. Il n’est en tout cas pas rassasié.

"Après avoir gagné ma 21e victoire en début de Tour, j’avais envie de gagner la 22e le plus vite possible, parce que je considère que c’est un chiffre magique, a-t-il révélé sur France 2. C’est fait maintenant, mais il reste encore une étape à gagner dans ce Tour de France, sur les Champs-Elysées. Je vais tout faire pour la remporter." Un succès viendrait comme la cerise sur le gâteau pour l’équipe Sky qui, sauf incident, réussira le doublé au classement général avec Wiggins et Christopher Froome. Le contre-la-montre de 53.5 kilomètres demain sera déjà une occasion pour les Britanniques d’enfoncer le clou, comme pour signifier que le Tour de France était bien le leur en cette année olympique.

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