Medvedev, une décision radicale ?

Medvedev, une décision radicale ?©Media365
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Paul Rouget, Media365 : publié le lundi 31 janvier 2022 à 14h44

Après sa défaite épique contre Rafael Nadal en finale de l'Open d'Australie, Daniil Medvedev, frustré par le public, s'est dit prêt à prendre une décision radicale pour la suite de sa carrière.



Daniil Medvedev n'a pas fini de surprendre. Alors qu'il était bien parti pour remporter son deuxième titre du Grand Chelem à Melbourne, le vainqueur du dernier US Open, qui menait deux sets à zéro contre Rafael Nadal en finale, s'est incliné en cinq manches et après 5h24 de jeu face à l'Espagnol (2-6, 6-7, 6-4, 6-4, 7-5), qui est devenu seul recordman des sacres en Majeur (21). Et le Russe, qui s'était notamment fait remarquer en imitant les cris de Félix Auger-Aliassime lors de son quart de finale face au Canadien, avant d'écoper d'une amende au tour suivant face à Stefanos Tsitsipas, s'est encore montré d'une franchise désarmante en conférence de presse.

"Le gamin a cessé de rêver"

Frustré par "le manque de respect" d'un public acquis à la cause de son adversaire, le numéro deux mondial (bientôt 26 ans), a avoué qu'il s'interrogeait même sur la suite à donner à sa carrière : "Je ne suis pas certain de vouloir continuer le tennis après 30 ans. On va voir ce que va me dire mon entourage, comment on va traverser ce moment tous ensemble, mais encore une fois, le gamin qui rêvait n'est plus en moi après cette journée. Ce sera compliqué de continuer le tennis dans ces conditions."


Et s'il s'est dit prêt à "travailler encore plus, pour être un champion de ces grands tournois", Medvedev assure que "le gamin a cessé de rêver", et qu'il va désormais fonctionner différemment. "À partir de maintenant, je joue pour moi, ma famille, pour subvenir à ses besoins, pour les gens qui me font confiance, aussi pour les Russes, parce que je ressens beaucoup de soutien de leur part. Je vais vous le dire de cette façon : s'il y avait un tournoi sur dur à Moscou avant Roland-Garros ou Wimbledon, je le jouerais quitte à louper Roland-Garros ou Wimbledon." Est-ce une vraie menace, ou une déclaration faite sous le coup de la déception ? On pourrait vite le savoir.

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