Frappart, une arbitre dans l'histoire du Mondial

Frappart, une arbitre dans l'histoire du Mondial©Panoramic, Media365
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Paul Rouget, Media365 : publié le mercredi 23 novembre 2022 à 14h32

Quatrième arbitre du match Mexique-Pologne, la Française Stéphanie Frappart est devenue mardi la première femme à officier lors d'une phase finale d'un Mondial masculin.



Encore une première pour Stéphanie Frappart ! Déjà première femme à arbitrer en Ligue 2, puis en Ligue 1, en Supercoupe d'Europe, en Ligue des champions et en finale de Coupe de France en mai dernier, la Française est devenue mardi, lors du match du groupe C entre le Mexique et la Pologne au stade 974 de Doha, la première femme de l'histoire à officier lors d'un match de phase finale d'une Coupe du monde masculine. La native du Val-d'Oise était quatrième arbitre lors de cette rencontre qui s'est terminée par un match nul et vierge (0-0).

"C'est le summum"

Un honneur que l'arbitre de 38 ans n'aurait "jamais pu imaginer". "Je suis très émue car ce n'était pas forcément attendu. Une Coupe du monde, c'est le summum", a-t-elle confié à l'AFP. "C'est une grande responsabilité, mais je suis contente de l'avoir." Dans la soirée, c'est une autre femme, la Rwandaise Salima Mukansanga, qui officiait en tant que quatrième arbitre lors de la victoire des Bleus contre l'Australie (4-1). La troisième femme arbitre présente au Qatar est Japonaise, et se nomme Yamashita Yoshimi, alors que trois assistantes ont également été retenues : l'Américaine Kathryn Nesbitt, la Brésilienne Neuza Back et la Mexicaine Karen Diaz Medina.

Et la présence de ces six femmes arbitres ou assistantes dans l'émirat pour cette Coupe du monde si particulière n'est pas anodine pour la Française. "C'est aussi un signe fort de la Fifa et des instances de faire arbitrer des femmes dans ce pays-là. Je ne suis pas porte-parole féministe mais si cela peut faire avancer des choses...", confie également Frappart, pour qui "les femmes arbitres dans le monde masculin, c'est devenu le panorama du football. Ce n'est plus une question de genre, mais une question de compétence."

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