Côte d'Ivoire - Faé : « Énorme ce qui m'arrive »

Côte d'Ivoire - Faé : « Énorme ce qui m'arrive » ©Icon Sport, Media365
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Patrick Juillard, Media365, publié le lundi 12 février 2024 à 10h25

Le sélectionneur de la Côte d'Ivoire, Emerse Faé, a réagi après le sacre de son équipe, dimanche en finale de la CAN.



Passée tout près de l'élimination alors que Jean-Louis Gasset occupait le banc, la Côte d'Ivoire a été sacrée championne d'Afrique avec son ex-adjoint, Emerse Faé, comme sélectionneur. Après la victoire sur le Nigeria (2-1) au terme d'un nouveau match renversant, l'ancien milieu de terrain est arrivé en salle de conférence de presse sous les applaudissements.

« Je ne réalise pas, j'ai encore du mal à y croire . On est passé par toutes les émotions. Cette compétition va marquer ma vie, c'est sûr », a reconnu Emerse Faé, vainqueur de sa première CAN en tant que coach après en avoir été frustré en tant que joueur. « Je n'arrive même pas à mesurer ma joie. Franchement, c'est énorme ce qui m'arrive. Je rêvais de gagner la CAN en tant que joueur, je ne l'ai pas fait. Et là, j'ai une opportunité de le faire en tant qu'entraîneur, et malgré le fait que c'est arrivé dans des circonstances particulières et bizarres. J'ai pris les rênes de l'équipe, le jour de mon anniversaire, nous n'étions même pas qualifiés pour la suite de la compétition. Je tiens tout de même à saluer et à remercier Jean-Louis (Gasset) cette victoire est également la sienne », a-t-il poursuivi, avant de revenir sur le scénario d'une finale renversante.

Faé : « J'ai dit aux garçons qu'il y avait de la place »

« J'ai dit aux garçons qu'il y avait de la place car je les sentais bien contrairement aux Nigérians que je voyais plus fatigués. J'ai la chance d'avoir un groupe de joueurs expérimentés comme Max Gradel ou encore Serge Aurier qui ont su prendre leur responsabilités dans le vestiaires. En moins de dix minutes, ils ont renversé la situation, nous avons montré que nous étions des hommes ce soir », a raconté Emerse Faé. « C'était le septième match, il faisait chaud. Il fallait continuer à les faire courir, les épuiser, on savait que tôt ou tard ils allaient craquer. »

Dimanche soir, la pression pouvait enfin céder la place à la fête. « On est soulagés, parce qu'on a lutté. C'était très très dur de relever la tête à chaque fois. Au moins on sait qu'on a pas fait tous ces efforts pour rien. Sur la phase de poules; on était à côté de la plaque. On était proche de l'élimination et de l'humiliation. Puis on a eu notre deuxième chance et on est allé chercher la Coupe. »

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