ATP : Les révélations de Murray sur son expérience avec Mauresmo

ATP : Les révélations de Murray sur son expérience avec Mauresmo©Media365
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Paul Rouget : publié le mardi 24 novembre 2020 à 09h54

Andy Murray a révélé avoir reçu des messages particulièrement sexistes de la part de joueurs et d'entraîneurs du circuit lorsqu'il avait choisi Amélie Mauresmo comme coach en 2014.

 

En 2014, Andy Murray avait surpris le monde du tennis en choisissant Amélie Mauresmo comme coach. Un choix qui lui avait valu de nombreuses moqueries sur le circuit, comme il l'a révélé dans la nouvelle série de Sky Sports Driving Force : "Quand l'info est sortie dans la presse, où on disait que j'envisageais avec une coach, j'ai commencé à recevoir des messages d'autres joueurs, et de leurs coachs. Ils me disaient : «Je n'arrive pas à croire que tu joues à ce jeu avec les médias. Demain, tu devrais leur dire que tu comptes bosser avec un chien.» Et ce genre de choses. Et là je me suis dit : «Waouh.» Je n'avais jamais vécu cela puisque je n'avais jamais travaillé avec une coach sur le circuit. Et dès que j'ai commencé à travailler avec elle, il y a eu des articles négatifs sur elle." 

"Elle a été durement jugée parce que c'est une femme"

Avec Mauresmo entre 2014 et 2016, l'Ecossais a notamment atteint la finale de l'Open d'Australie et le dernier carré à Roland-Garros et à Wimbledon, et remporté ses premiers tournois sur terre battue. Un bilan visiblement insuffisant pour les critiques de la Française. "A chaque fois que je perdais, on la remettait en question, ce qui n'arrivait jamais quand j'avais un coach masculin, poursuit-il. Au tennis, généralement, c'est le joueur qui est critiqué. Et ce n'était pas le cas quand je travaillais avec Amélie. Un de mes plus grands regrets est de ne pas avoir gagné de Grand Chelem quand j'étais avec elle. Et pour beaucoup de gens, notre collaboration est considérée comme un échec à cause de ça. Donc je pense juste qu'elle a été durement jugée parce que c'est une femme." Deux années plus tard, elle devenait la première femme capitaine d'une équipe de France de Coupe Davis, continuant ainsi à faire tomber les barrières au sein d'un milieu très conservateur. 

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