Paris 2024 - Surf : "On a encore du temps pour cette tour", assure Estanguet

Paris 2024 - Surf : "On a encore du temps pour cette tour", assure Estanguet ©Panoramic, Media365

Thomas Siniecki, Media365 : publié le vendredi 08 décembre 2023 à 13h42

A moins de huit mois de l'événement, la direction de Paris 2024 ne semble pas du tout envisager que le surf n'ait pas lieu à Teahupo'o.



Tony Estanguet a confiance malgré l'échec du test technique de la semaine dernière à Teahupo'o, spot mythique de Tahiti où doit se tenir l'épreuve de surf de Paris 2024. Le président du comité d'organisation a fait le point (pour RMC Sport) : "On le regrette tous, j'entends les remarques et les inquiétudes. On ne mettra personne en danger, une solution doit être trouvée et on essaie de trouver de nouvelles solutions techniques avec le gouvernement polynésien. Des coraux ont été endommagés et on le regrette profondément, les travaux ont été arrêtés immédiatement. Je vais mettre toute mon énergie afin d'accompagner la Polynésie pour que cette compétition ait lieu à Tahiti, on a encore du temps pour réaliser cette tour tout en respectant l'environnement."

"On se doit d'adapter notre organisation"

Cette tour, c'est la tour des juges au centre de toutes les attentions. Alors que la perspective d'une délocalisation vers Teharuu, où l'infrastructure existante est conforme, paraissait évitée grâce à des travaux allégés à Teahupo'o qui ne devaient pas influer sur le corail, ça ne s'est finalement pas passé comme prévu. "On se doit d'adapter notre organisation pour trouver cette solution avec eux. Quand il y a des difficultés et des obstacles, on se serre les coudes."

L'idée serait donc que la barge puisse accéder au site sans dégrader les coraux, l'immense crainte des locaux qui avaient alerté sur ce scénario catastrophe en signant une pétition, menée par le surfeur Matahi Drollet. "Il y a une expertise réelle sur le terrain, martèle le triple champion olympique. J'ai eu beaucoup de contacts ces derniers jours, y compris avec les acteurs locaux. Il y a quand même un dialogue. On est dans cet esprit, on est à l'écoute, encore une fois on entend les inquiétudes et ces préoccupations légitimes. Plus que tout, on veut préserver cet endroit et le valoriser. C'est cet équilibre qu'il faut réussir à construire ensemble, en continuant dans un esprit de dialogue." Pour l'ex-athlète, c'est aussi l'avenir du surf à Tahiti qui est en jeu et son objectif est donc clair : Teahupo'o ou rien, coûte que coûte.

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