Prostituées, parties de chasse... Comment l'ex-boss du biathlon a été corrompu

Prostituées, parties de chasse... Comment l'ex-boss du biathlon a été corrompu©Media365
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Paul Rouget, Media365 : publié le vendredi 29 janvier 2021 à 14h02

Anders Besseberg, ancien président de la Fédération internationale, fait l'objet d'un rapport accablant dans l'affaire du dopage russe. 

 

Président de la Fédération internationale de biathlon (IBU) de 1992 à 2018, le Norvégien Anders Besseberg aurait bien couvert des cas de dopage russe en l'échange de diverses faveurs, selon le rapport de plus de 200 pages de la commission indépendante mise en place par l'IBU et Olle Dahlin, le successeur de Besseberg à la tête de l'instance. Ce dernier aurait "de manière constante, protégé les intérêts de la Russie dans tous ses actes et ses prises de paroles, bien au-delà de toute rationalité", apprend-on dans ce rapport, qui résulte de deux années d'enquête, avec pas moins de 70 000 documents épluchés. Le Norvégien aurait notamment reçu au moins 200 000 dollars de la part de responsables russes, aurait été convié à des parties de chasse en Russie et se serait également vu fournir des prostituées... 

Un lobbying pour PyeongChang

En contrepartie, Besseberg aurait dissimulé plusieurs cas de dopage impliquant des biathlètes russes, exerçant aussi un lobbying pour qu'ils puissent participer aux Jeux olympiques de PyeongChang en 2018. Il a reçu l'aide de son ex-secrétaire générale, Nicole Resch, qui avait reçu en 2009 une boîte de bijoux de la part d'Alexander Tikhonov, vice-président de la Fédération russe de biathlon. "Nous sommes choqués par les actes répréhensibles qui ont été décrits, a réagi le Suédois Dahlin, nouveau président de l'IBU, dans un communiqué. Grâce à la création de l'Unité d'intégrité et aux nombreuses réformes de gouvernance que nous avons introduites au cours des deux dernières années, nous avons maintenant les garanties que ces actes répréhensibles ne se reproduisent plus." Anders Besseberg avait démissionné de son poste en 2018, lorsque l'affaire a éclaté. 

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