XV de France : A partir de l'automne 2025, des matchs à domicile... à l'étranger ?

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Thomas Siniecki, Media365 : publié le mardi 27 février 2024 à 21h00

L'équipe de France n'a pas automatiquement vocation à jouer dans l'Hexagone. C'est en tout cas ce que nous apprend Florian Grill.

La FFR est liée au Stade de France jusqu'en juin 2025 pour les matchs du XV de France. Mais ce ne sera plus nécessairement le cas par la suite, après le renouvellement de concession qui sera normalement soit prolongé en faveur du consortium associant Bouygues et Vinci, soit transféré vers le groupe GL Events. Florian Grill, le président de la Fédération, a rencontré les deux candidats et n'est pas satisfait pour le moment, comme il l'a détaillé à l'AFP : "Ils doivent faire des propositions sérieuses, sinon on ira jouer ailleurs. Chaque match non joué au Stade de France, c'était un manque à gagner en résultat de deux millions d'euros (...) J'ai fixé trois règles aux candidats à la reprise : il faut que le loyer n'augmente pas et même que les revenus augmentent ; qu'on soit compensés pendant les travaux s'il y en a ; et qu'on puisse - à notre rythme - être partie prenante du sujet et monter au tour de table."

Grill "ne ferme pas la porte à la province, voire au fait de jouer ailleurs"

Les délocalisations liées au Tournoi 2024 restent visiblement en travers de la gorge, alors que les matchs face à l'Irlande et l'Italie ont déjà été joués à Marseille et Lille, et que la conclusion contre l'Angleterre se tiendra à Lyon le 16 mars. "Sur les premières conversations qu'on a, le cahier des charges n'est pas rempli. Donc je ne ferme pas la porte au fait de continuer à jouer en province, si je n'ai pas d'éléments satisfaisants au Stade de France. Voire de jouer ailleurs."

Le patron de la FFR cite les délocalisations en Espagne effectuées par le Top 14, "un immense succès". Les Bleus pourraient-ils donc réellement jouer leurs rencontres à domicile hors de France ? Ce serait une grande première, tous sports et sans doute même tous pays confondus. "Si le Stade de France ne nous apporte pas de solutions satisfaisantes, on saura trouver des solutions alternatives. On va discuter, la négociation est ouverte. Mais il faut que l'un des deux acteurs comprenne que, s'il veut avoir la FFR, il faut qu'il en fasse beaucoup plus. Sinon, ils se débrouilleront pour rentabiliser avec les autres activités." Le plan d'économie reste obligatoire et très clair au sein de l'instance : dix millions d'euros par an, tout en devant allant chercher cinq millions d'euros additionnels en recette nette.

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