Cette athlète belge qui vit "l'enfer" à Pékin

Cette athlète belge qui vit "l'enfer" à Pékin©Media365
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Paul Rouget, Media365 : publié le vendredi 04 février 2022 à 08h57

Spécialiste du skeleton, la Belge Kim Meylemans, placée à l'isolement après un test positif au Covid-19 lors de son arrivée en Chine, a vécu un véritable cauchemar, et dénonce le protocole sanitaire.



Elle a vécu un véritable "enfer", comme elle l'a expliquée sur Instagram. Après avoir contracté le Covid-19 début janvier, Kim Meylemans avait effectué 12 tests PCR, tous négatifs, avant de s'envoler pour la Chine, où se déroulent les Jeux d'hiver du 4 au 20 février. Mais à son arrivée à Pékin, des résidus de la maladie ont été décelés lors du nouveau test PCR qu'elle a effectué. Placée à l'isolement, la spécialiste belge du skeleton n'a pas pu en sortir malgré trois tests négatifs consécutifs. Et elle s'en est émue, en larmes, dans une vidéo publiée sur ses réseaux sociaux et visionnée des dizaines de milliers de fois.

"Certains d'entre vous ont lu que j'avais été libérée du centre d'isolation et je pensais pouvoir enfin retourner au village et y être traitée, dans le pire des cas, comme « cas contact », déclarait-elle, très émue. Mais, à la grande surprise de mon comité national olympique, on m'a emmenée à un autre endroit, où je suis actuellement et où je suis supposée rester sept jours en isolation avec deux tests PCR quotidiens. Je peux aller m'entraîner sur la piste... mais seule. Je ne sais toujours pas si je pourrai me rendre au village. C'est très dur pour moi et je ne suis pas sûre de pouvoir supporter de rester ici ces quinze prochains jours..."

"Au moins, je suis au village olympique..."

La spécialiste du skeleton a fini par intégrer le village olympique jeudi. "À 23 h 25 hier soir, on a frappé à ma porte, on m'a escorté jusqu'au village olympique, je suis encore à l'isolement, mais au moins je suis au village olympique et je suis en position de mieux m'entraîner", a-t-elle réagi. Et le comité olympique belge lui a apporté son soutien.

"Nous comprenons tout à fait la réaction de Kim. Notre principale préoccupation était d'amener Kim le plus rapidement possible au village olympique de Yanqing. Nous sommes donc très heureux que ce soit arrivé, a déclaré Olav Spahl, le chef de mission belge en Chine. Nous comprenons que les mesures Covid soient nécessaires pour préserver la sécurité et la santé des participants aux Jeux Olympiques, mais nous pensons que dans cette approche, l'athlète doit rester central. Nous continuons à travailler sans relâche pour continuer à améliorer la situation de Kim et nous restons en permanence en contact avec elle." Celle qui avait fini 14e de l'épreuve de skeleton à Pyeongchang en 2018 va concourir les 11 et 12 février.

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