Angers : L'euphorie totale après l'envahissement de terrain des supporters

Thomas Siniecki, Media365 : publié le samedi 18 mai 2024 à 09h06

Le SCO retrouvera la Ligue 1 dès la saison prochaine. Au terme d'une longue saison où les Angevins ont toujours fait la course parmi les équipes de tête, les fans ont pu laisser exploser leur soulagement.

Il y avait moins de risques qu'à Hambourg la saison dernière, quand les supporters envahisseurs de terrain avaient été douchés par un ultime but qui changeait tout sur un autre terrain - et le HSV, reversé en barrages pour la remontée en Bundesliga, avait finalement échoué. Cette fois, à quatre minutes de la fin entre Quevilly-Rouen et Saint-Etienne, les Verts devaient marquer deux fois dans ce court laps de temps pour espérer dépasser le SCO qui venait de concéder un nul 0-0 à domicile contre Dunkerque. Une victoire aurait suffi quoi qu'il arrive, mais qu'importe, les fans angevins n'ont pas pu se contenir face à la situation sur la pelouse de leur stade Raymond-Kopa, trop pressés de fêter avant tout l'échec des Verts (à moins de trois heures de là) qui permet donc à Angers de retrouver la Ligue 1 un an seulement après l'avoir quittée.

Dujeux : "Je vais m'en souvenir toute ma vie"

"Encore un peu stressé" par l'attente du dénouement définitif à Rouen, le coach Alexandre Dujeux a tout de même rapidement pu basculer : "C'est une grande joie et beaucoup de soulagement, car ça fait tellement de semaines qu'on est devant... On est très, très fatigués, les joueurs sont allés chercher au plus profond d'eux-mêmes et s'il fallait jouer trois matchs derrière, ç'aurait été compliqué." Trois matchs, au mieux, qui seront donc pour Saint-Etienne qui finit troisième. "Il y a beaucoup de fierté, je suis très heureux de voir mes joueurs épanouis et l'ensemble du club avec le sourire, une telle communion avec le public... Je vais me souvenir de cette journée toute ma vie."


Le propriétaire Saïd Chabane, empêtré dans ses soucis judiciaires privés - condamné en mars à deux ans de prison dont un ferme pour agressions sexuelles, il a fait appel - et qui a cédé la présidence à son fils Romain, a pu savourer aussi, "fier et ému" (propos relayés par Ouest-France). Un feu d'artifice a été tiré au stade et les joueurs sont repartis sur un bus à impériale dans l'allégresse générale, une contagion qui a aussi gagné le centre-ville où les supporters ont encore largement célébré avec leurs héros à la mairie. "C'est un truc de fou", conclut Pierrick Capelle : "J'y crois pas, j'ai l'impression que je ne me rends pas compte ! Ces secondes à la fin étaient interminables !"

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