MLS : Thierry Henry "loin d'être le meilleur coach du monde"

MLS : Thierry Henry "loin d'être le meilleur coach du monde"©Media365
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Paul Rouget : publié le vendredi 15 janvier 2021 à 16h09

Alors qu'il va bientôt débuter sa deuxième saison à la tête du "Club de Foot Montréal", nouveau nom de l'Impact, Thierry Henry évoque cette nouvelle carrière d'entraîneur pas toujours facile. 

 

Arrivé en novembre 2019 à l'Impact de Montréal, Thierry Henry va entamer, a priori en mars, sa deuxième saison à la tête du club québécois, qui vient de changer de nom et s'appelle désormais le "Club de Foot Montréal". Ce qui est "juste une évolution" pour le Français. "Cela ne veut pas dire que l'on va oublier ce qu'il s'est passé avant, ni que tout va changer. C'est, encore une fois, juste une évolution. Je trouve que le nouveau logo représente un peu plus la ville, là où l'ancien représentait peut-être un peu plus le club", explique-t-il dans un long entretien accordé à So Foot

Un bilan toujours négatif

Une interview où il évoque sa nouvelle vie d'entraîneur, qu'il a débutée en tant qu'adjoint de Roberto Martinez en sélection belge avant d'être nommé à la tête de l'AS Monaco en octobre 2018. Mais cette première expérience de coach principal s'était révélée désastreuse, puisqu'il n'avait passé que 20 matchs sur le banc, avec seulement 4 victoires, pour 5 nuls et 11 défaites. Son bilan au Canada n'est pas beaucoup plus glorieux, même s'il a mieux fini. En 28 rencontres, il a ainsi compilé 8 victoires, 4 nuls et 16 défaites, et a été éliminé en barrages d'accession aux play-offs de la MLS, et en quarts de finale de la Ligue des champions de la Concacaf. 

"Il m'arrive aussi de craquer"

"Je suis loin d'être le meilleur coach du monde et je n'ai jamais prétendu l'être. Je suis toujours en apprentissage et je prendrai encore des gifles. Quand tu vois qu'il y a des gros entraîneurs qui se vont virer au bout de deux mois, tu sais que ça peut aller très vite...", concède-t-il encore. Le meilleur buteur de l'histoire de l'équipe de France a aussi su évoluer, et mettre de l'eau dans son vin, alors qu'il n'hésitait pas à l'automne à rabrouer ses joueurs publiquement, pointant du doigt leurs "erreurs stupides". "Parfois, je cherche à trouver les meilleurs angles d'attaque pour rendre un match, même une défaite 5-1, un peu plus beau, histoire de ne pas tuer mon équipe. Tu l'apprends aussi : tu te fais ramasser après une défaite, mais tu dois publiquement protéger tes joueurs. Je vois encore des coachs perdre les pédales, il m'arrive aussi de craquer...", reconnaît-il ainsi. 

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