JO 2026 : Vers une délocalisation hors de l'Italie des contrôles antidopage ?

JO 2026 : Vers une délocalisation hors de l'Italie des contrôles antidopage ? ©Media365

Marie Mahé, Media365, publié le mercredi 29 novembre 2023 à 13h20

Pour l'édition 2026 des Jeux Olympiques d'hiver qui auront lieu à Milan et à Cortina en Italie, les contrôles antidopage pourraient avoir lieu à l'étranger.



L'édition 2026 des Jeux Olympiques d'hiver, qui aura lieu du côté de l'Italie, et plus précisément à Milan mais également à Cortina, continue de se préparer. Le grand événement aura lieu dans un peu plus de deux ans. Mais un point important n'a pas encore été réglé. En effet, les organisateurs ne savent toujours pas encore quel laboratoire antidopage sera utilisé pour cette occasion. La logique voudrait que ce soit celui de Rome. Toutefois, une solution à l'étranger pourrait également être envisagée. A ce sujet, et dans des propos rapportés par l'AFP, Francesco Botrè a déclaré : "Nous sommes en plein contre-la-montre, il n'y a vraiment plus de temps à perdre." Botrè n'est autre que le directeur, et ce depuis désormais 25 ans, du "Laboratorio antidoping FMSI". Ce dernier, installé sur un site d'entraînement du Comité olympique italien, entre terrains de rugby, de hockey sur gazon et salles d'escrime, dans le quartier romain de l'Acqua Acetosa, est, en Italie, le seul laboratoire accrédité par l'Agence mondiale antidopage.

Le laboratoire romain est dans le collimateur de l'AMA

Surtout, l'AMA a, depuis longtemps, ce laboratoire dans son collimateur. Le professeur Botrè confie : "En 2017, l'AMA est venue faire une inspection et n'a rien trouvé à redire à notre travail, mais ils nous ont dit que notre laboratoire était trop petit et trop près physiquement de sportifs. Ils nous ont donné deux ans pour nous agrandir. Dans l'intervalle, les JO d'hiver 2026 ont été confiés à Milan Cortina. Le projet d'agrandissement n'aurait pas pu absorber la 'surcharge olympique' et l'AMA nous a donné un nouveau délai." Cette fameuse "surcharge olympique" peut donner jusqu'à 150 échantillons à analyser par jour, durant les Jeux Olympiques, qui auront lieu entre les 6 et 22 février 2026, mais également durant les Jeux Paralympiques, qui auront lieu entre les 6 et 15 mars. Le nombre d'analyses, pour ce même laboratoire, serait porté à 20 000 par an, contre 12 000 actuellement.

L'AMA exige qu'il soit opérationnel un an avant le début des Jeux

Ce qui est impossible pour ce laboratoire, qui compte une équipe de 25 personnes sur 400 m². A titre de comparaison, pour Paris 2024, le laboratoire qui sera utilisé s'étale sur 3 000 m², depuis le mois de juin dernier, du côté d'Orsay, en banlieue parisienne. Pour celui de Rome, un projet d'agrandissement voire même de déménagement a été gelé pendant deux ans, en raison du Covid. Avant de devenir concret cette année. L'AMA exige que le laboratoire soit opérationnel un an avant le début des JO 2026. Pour cela, le professeur Botrè et son équipe sont censés investir un nouveau potentiel laboratoire, au mois de juillet 2024, au plus tard. Si rien n'est prêt à temps, à Rome, alors il faudra se résoudre à aller à l'étranger. Comme à Paris, Cologne ou bien encore ailleurs.

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