F1 - GP de Chine (Qualifications) : Aston Martin a vu sa réclamation être rejetée par la FIA

Mathieu Warnier, Media365, publié le samedi 20 avril 2024 à 18h10

Après l'incident provoqué par Carlos Sainz Jr lors des qualifications du Grand Prix de Chine, l'écurie Aston Martin a remis en cause le fait que l'Espagnol ait pu reprendre la piste. Toutefois, la FIA n'a pas donné suite sa réclamation.

L'écurie Aston Martin s'est montrée procédurière. A l'occasion de la deuxième partie de la séance de qualifications du Grand Prix de Chine, Carlos Sainz Jr est allé à la faute. Après avoir provoqué un drapeau rouge, le pilote espagnol a pu ramener sa Ferrari dans son stand, ce qui lui a permis de participer à la suite de la séance. Ce qui a fait tiquer l'écurie britannique alors que Lance Stroll n'a pas pu passer le cap de la Q2 pour quelques millièmes de seconde. En conséquence, Mike Krack et les dirigeants d'Aston Martin ont porté réclamation auprès des commissaires de la FIA arguant du fait que le réglement sportif prévoit que « tout pilote dont la voiture s'arrête sur la piste pendant la séance de qualifications ou la séance de qualifications sprint ne sera pas autorisé à continuer à prendre part à cette séance ». Afin de juger cette affaire, les commissaires ont convoqué les représentants de l'écurie Aston Martin, la direction de course ainsi que la FIA via son directeur du département monoplaces Nikola Tombazis. Mais, alors que l'ensemble du paddock était très attentif quant aux éclaircissements que le verdict allait apporter, la déception a été grande.

La jurisprudence a fait foi

En effet, les commissaires ont purement et simplement rejeté la réclamation déposée par l'écurie basée à Silverstone. Ces derniers se sont appuyés sur la jurisprudence existante en la matière, arguant que la demande d'Aston Martin « n'est pas la façon dont cette règle a été appliquée par les équipes et la FIA par le passé ». Il a notamment été question du cas d'Alexander Albon à l'occasion de l'édition 2022 du Grand Prix du Canada, qui avait repris la piste après avoir dû immobiliser sa monoplace après un contact avec le mur. « En raison de l'absence d'orientation claire dans les règlements ou de jurisprudence établissant quand trop long devient trop long, nous estimons que cela reste à la discrétion de la direction de course, ont précisé les commissaires. L'équipe de la FIA a expliqué que tant que la voiture est en mesure de repartir dans une durée raisonnable après avoir été arrêtée, cela est d'ordinaire autorisé. La durée typique est d'une trentaine de secondes, mais elle peut varier selon les circonstances. » En conséquence, le résultat de la séance de qualifications du Grand Prix de Chine n'est pas remis en cause, avec Max Verstappen qui s'élancera de la pole position ce dimanche.

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