Vendée Globe : " Moralement, c'est dur " pour Bestaven

Vendée Globe : " Moralement, c'est dur " pour Bestaven©Panoramic, Media365
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Emmanuel LANGELLIER, Media365 : publié le jeudi 14 janvier 2021 à 12h24

Victime de conditions défavorables, Yannick Bestaven n'est plus leader du Vendée Globe. Désormais cinquième de la course, le Français a confié en avoir pris un coup au moral.



La donné a changé ces dernières heures sur le Vendée Globe. En tête, Yannick Bestaven a perdu sa position à l'avant de la course. Le navigateur a même sérieusement rétrogradé dans la hiérarchie puisqu'il est désormais cinquième au dernier pointage. A 64,25 milles de Charlie Dalin. Le coup est rude pour le Français de 48 ans.

« Moralement, c'est dur, j'ai l'impression de ne pas avoir été verni : j'ai été arrêté en premier, et forcément le plus longtemps. Puis je n'ai pas pu gagner suffisamment dans l'Est pour contrôler mes poursuivants, et ça a été bien plus facile pour eux de se décaler avec du vent soutenu. Je me suis retrouvé sous leur vent, sans avoir la possibilité de me mettre dans le même vent qu'eux, et ça fait chier », a concédé Bestaven jeudi matin, visiblement un peu atteint.

Bestaven : « On est plusieurs à pouvoir gagner, et c'est du jamais-vu sur le Vendée Globe »

« On n'a pas eu les mêmes conditions météo ni le même timing dans le front froid, a ajouté le navigateur qui reste cependant excité par la suite. Mieux valait venir de l'arrière ! Il va y avoir un autre passage à niveau, plus tard. Le pot au noir sera passé assez vite, mais il y a une autre petite barrière qui nous attend dans l'Atlantique Nord. J'ai les Sables-d'Olonne au bout de l'étrave, on verra ce qu'il y aura au bout ! La dernière partie de course va être intéressante : on est plusieurs à pouvoir gagner, et c'est du jamais-vu sur le Vendée Globe ».


« Je regarde les routages, qui m'emmènent aux Sables d'Olonne en 13-14 jours. Voilà pour la réflexion de long terme, a ajouté Yannick Bestaven. La stratégie, c'est de voir comment négocier Recife, avec ses zones complexes à négocier : il faudra ne pas rester collé à la côte, avec les contre-courants, les zones de vent et les lignes de grains. Là, on peut beaucoup y perdre. »

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