Roland-Garros (F) : Comment Gracheva a fait chuter Sakkari...

Aurélien Canot, Media365, publié le mardi 28 mai 2024 à 09h29

En s'offrant Maria Sakkari, 7eme mondiale et demi-finaliste du tournoi il y a trois ans, Varvara Gracheva, 88eme au classement, a signé l'un des exploits de la journée, lundi à Roland-Garros. Après-coup, l'ex-joueuse russe naturalisée française l'été dernier a avoué que le fait de jouer à Paris lui donnait des ailes.

Dommage pour Varvara Gracheva que tous les tournois du circuit ne se disputent pas à Paris. Depuis le début de la saison, la jeune joueuse française de 23 ans avait connu beaucoup de difficultés à aligner les bonnes performances. Et puis le calendrier a programmé deux rendez-vous coup sur coup dans la capitale et c'est une toute autre Gracheva qui a vu le jour. Méconnaissable par rapport à ses sorties précédentes, l'ancienne joueuse russe naturalisée française en août dernier avait déjà démontré à quelques jours de Roland-Garros combien elle se sentait à l'aise dans la capitale en atteignant les demi-finales du tournoi Challenger de Paris en faisant chuter au passage la Britannique Katie Boulter, 28eme mondiale, qui faisait partie des grandes favorites. Lundi, pour ses débuts Porte d'Auteuil, elle a fait beaucoup mieux encore, en s'offrant l'une de ses plus belles victoires en carrière contre Maria Sakkari, 7eme joueuse mondiale, qui l'avait balayée à Rome (6-2, 6-2) le 10 mai dernier. Gracheva ne l'a pas caché après avoir signé aux dépens de la Grecque qui avait atteint les demi-finales du tournoi en 2021 l'une des sensations du jour dans le tableau féminin : évoluer à Paris lui donne des ailes.

Gracheva : "J'adore jouer en France"

"Jouer ici ça me donne encore plus de motivation. J'adore jouer en France, pour le public et pour mon équipe aussi", a avoué devant la presse après son exploit la joueuse débarquée en France à l'âge de 16 ans. Et quand la protégée de Jean-René Lisnard se sent portée par le public, elle reconnaît qu'elle peut atteindre des sommets. "Dans le public, à un moment, quelqu'un a crié "Ici, c'est chez toi !". Si tout le monde m'apprécie, c'est un énorme bonus." Le fait qu'elle ait célébré son succès en pointant sa tempe avec son index après la balle de match n'a rien à voir en revanche avec l'amour qu'elle voue au public français et à la France, sa terre d'adoption. "Ah non, ça, c'était un pari avec un ami (rires). Il m'a appelée avant le match pour me demander de le faire si je gagnais. Une promesse étant une promesse, je m'y suis tenue." Espérons que la 88eme au classement a également promis à son amis qu'elle n'avait pas prévu de s'arrêter en si bon chemin.

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