Privée d'hôtel, une équipe de rugby doit dormir dans la rue

Privée d'hôtel, une équipe de rugby doit dormir dans la rue©Panoramic
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6Medias, publié le mercredi 04 juillet 2018 à 19h15

Tous les joueurs de la sélection nationale de rugby du Zimbabwe ont dû dormir dans la rue à quelques jours d'un match contre la Tunisie. La Fédération africaine, pointée du doigt, a dû s'excuser, révèle The Guardian.

Des images scandaleuses.

De nombreux internautes se sont émus de la situation des joueurs du XV du Zimbabwe, à quelques heures d'une rencontre de rugby contre la Tunisie. Alors qu'elle s'apprêtait à affronter son hôte tunisien pour un match de la Gold Cup, toute l'équipe a dû dormir... dans la rue, faute de logement décent, révèle The Guardian. Sur des photos postées sur les réseaux sociaux, on voit les joueurs emmitouflés dans des vêtements, couvertures ou sacs de couchage. Le tout devant leurs valises, dormant à même le sol. Face à cette situation, Rugby Afrique (qui régit les matchs des compétitions africaines, et regroupe tous les pays africains), a dû prendre la parole en adressant "ses sincères excuses". En association avec la Fédération tunisienne de rugby, elle a publié un communiqué : "Rugby Afrique et la Fédération tunisienne de rugby veulent exprimer leurs sincères excuses aux Sables (Zimbabwéens), à toute l'équipe et au staff pour toute cette situation malheureuse".



Pas d'argent, pas de visas

Une nuit compliquée pour les Zimbabwéens qui a été suivie par d'autres péripéties. Les joueurs ont été retenus six heures à la frontière, les autorités tunisiennes ayant retenu leurs passeports en échange du paiement d'un visa. Coût de l'opération : 600 euros. Or, les Sables n'avaient pas cette somme en poche. Après s'être démêlés de cette première affaire, ils se sont retrouvés dans un hôtel dont les conditions d'accueil semblaient plus que limites. "Nous avons signé des accords clairs et stricts en termes de conditions standards d'hébergement. (...) Il semble malheureusement que ça n'ait pas été le cas avec cet hôtel en Tunisie", avait déploré Abdelaziz Bouja, le président de Rugby Afrique.

Or, la Fédération tunisienne a précisé le déroulé des faits ce mercredi, indiquant que tout avait été fait pour que les membres de la délégation zimbabwéenne soient accueillis de la meilleure des façons. Selon elle, tout aurait été déclenché par le "caprice" d'un des managers. "Il a émis des réserves quant à l'état de la salle de bains de l'une des chambres, à l'absence d'une piscine et à la faiblesse du débit internet. Il a alors commencé à parler de quitter l'hôtel sous prétexte qu'il n'est pas décent", précise le figaro. Une solution est finalement trouvée le lendemain matin vers 6h30, qui n'a cependant pas apaisé la fédération tunisienne. "La Fédération Tunisienne de Rugby exprime son profond regret pour tout ce qui s'est passé et déplore fermement les agissements antisportifs et anti-éthiques de la délégation Zimbabwéenne qui ne reflètent pas les liens solides d'amitié entre les deux pays."
A trois jours du match, la tension est à son comble.

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