Bonzi : " C'est ce que je voulais depuis très longtemps "

Bonzi : " C'est ce que je voulais depuis très longtemps "©Panoramic, Media365

Aurélien CANOT, Media365, publié le vendredi 08 avril 2022 à 15h13

Demi-finaliste sur le circuit ATP pour la première fois de sa jeune carrière, à Marseille en février dernier, avant d'atteindre dans la foulée le troisième tour à Indian Wells avec des victoires références contre des top-joueurs au passage, Benjamin Bonzi (25 ans) aborde la saison sur terre battue sans trop savoir ce qu'elle lui réservera ni s'il sera capable de confirmer son très bon début d'année. A l'aube de disputer son premier Monte-Carlo, le 61eme mondial et numéro 5 français avoue toutefois qu'il prend son pied à l'idée de jouer de tels tournois et compte bien prendre le plus de plaisir possible.


Benjamin Bonzi, votre progression conjuguée à votre nouveau statut font-ils que vous abordiez cette saison sur terre battue d'une manière différente que vous ne l'aviez fait la saison dernière ?
Différemment, non. Après, c'est une période importante. Physiquement, déjà, c'est une période qui demande beaucoup. On est de moins en moins sur les schémas un peu rapides du dur. C'est pour ça que même si en termes de résultats, ça se passe potentiellement mal, c'est une période qui est hyper importante pour la suite, pour le gazon et pour l'été qui arrive. Il ne faut pas la négliger. Maintenant, je ne sais pas comment ça va se passer pour moi. Il y a beaucoup de tournois que je vais faire qui sont nouveau et où je n'ai pas de repères comme je ne connais pas non plus précisément les conditions. Il va falloir s'adapter. Toujours dans cette même optique de prendre ce que l'on peut prendre. On verra ce que ça donne, mais on va faire au mieux.

Où en êtes-vous avec cette surface ? Vous sentez-vous de plus à l'aise sur terre ou, au contraire, est-ce toujours un terrain de jeu qui constitue une petite inconnue pour vous ?
Ce n'est pas une surface que je déteste. J'ai toujours bien aimé jouer sur cette surface. Après, c'est vrai que mes derniers gros résultats ont tous été sur dur quasiment. C'est un ressenti un peu bizarre, car je me sentais vraiment bien sur dur depuis le début de saison, je commençais à être installé et mon jeu était en place. Là, il va falloir adapter un peu tout ça pour la terre, mais je suis prêt. Et il va quand même falloir rester assez détaché, et ne pas s'enfoncer mentalement si ça se passe mal. Il y a des mecs qui jouent très bien sur cette surface. Moi, il va me falloir un petit peu de temps pour m'adapter. Là, c'est le premier tournoi. Il va falloir prendre le temps, ne pas se cramer mentalement (sic), car c'est une surface qui demande beaucoup. Et après, on verra, mais l'année est longue.

Sous-entendez-vous que vous deviez tout reprendre à zéro à chaque changement de surface ?
Non, on ne reprend pas tout à zéro. Mais en comparaison par exemple à ce que l'on me demande de faire sur dur, où le service est bien plus efficace et où il est bien plus facile de couper les trajectoires et d'avoir une idée générale de comment essayer de garder sa ligne, sur terre, il va falloir décrocher davantage et prendre les balles plus tôt, car les rebonds sont beaucoup plus aléatoires. Les mecs vont jouer avec beaucoup plus de volume, ça joue moins en rythme... Donc c'est quand même assez différent de ce que je produisais ces dernières semaines sur dur. Il va falloir trouver le juste milieu et m'adapter aussi personnellement à cette surface, pas forcément en rentrant dans un jeu purement terrien, car ce n'est pas là où je vais être le meilleur. Mais trouver le juste milieu pour rester agressif, essayer de prendre la balle tôt, sans non plus me jeter sur chaque balle, car je sais que ça, ça ne sera pas possible.

« Ça va être cool de découvrir Monte-Carlo »

Est-ce que tous ces facteurs que vous évoquez créent une certaine appréhension inconsciemment ?
Non, c'est juste que ça va prendre un peu de temps. Surtout que là, c'est le premier tournoi, donc ça va être tout nouveau, mais il faut être patient. C'est une période qui va durer jusqu'au gazon, il y en a pour deux mois à peu près. Est-ce que je serai dans ma forme optimale dans une, deux ou trois semaines ? Je n'en sais rien, mais cette période, il faut la faire à fond, donner le maximum quoi qu'il arrive et quoi qu'il arrive, elle sera importante pour la suite.

Que savez-vous de ce tournoi de Monte-Carlo ?
C'est la première fois que je suis là (rires). J'ai regardé pas mal de fois le tournoi à la télé, mais je ne l'ai jamais joué, donc ça va être cool de le découvrir. Le club est magnifique, il va falloir en profiter.

Vous allez aller de toute façon de découverte en découverte ces prochaines semaines avec à votre agenda beaucoup de tournois que vous n'avez encore jamais disputés là non plus...
Oui, c'est de l'inconnu, mais c'est aussi ce que je voulais depuis très longtemps, de jouer ces tournois-là, donc il faut forcément qu'il y en ait un premier. Ce n'est que du plaisir, et il faut être capable d'en profiter, car ce sont les plus beaux tournois du monde et on a de la chance d'être là. Il faut vraiment en profiter au max.

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