Ligue des Champions : Le PSG craque à Leipzig

Ligue des Champions : Le PSG craque à Leipzig©Media365
A lire aussi

Rédaction , publié le mercredi 04 novembre 2020 à 22h59

Le Paris Saint-Germain, sans Neymar ni Kylian Mbappé, a perdu à Leipzig (2-1, troisième journée de C1). Les Parisiens ont raté un penalty et terminé à neuf.

Parce qu'il éveillait plusieurs souvenirs pour le Paris Saint-Germain, ce combat contre Leipzig offrait une multitude de leviers à Thomas Tuchel. Il marquait évidemment les retrouvailles entre ces deux clubs que tout oppose, plus de deux mois après cette demi-finale du Final 8 où la bande à Tuchel avait imposé sa loi sans sourciller (3-0). Mais il ressemblait peut-être encore davantage au PSG-Real de septembre 2019 - un match de poule rehaussé par l'enjeu pour des Parisiens privés de leurs deux superstars, Kylian Mbappé et Neymar.



Il fallait donc jouer la carte du collectif, c'était l'idée. Tuchel avait déjà planté le décor la veille. Une sorte de cahier des charges distribué à chaque joueur pour pallier les éclairs de deux joueurs superlatifs. Après avoir brouillé les pistes, l'Allemand avait concocté un onze (encore) inédit avec le trio Di Maria-Kane-Sarabia devant.

Di Maria a manqué le coche

Considérant que le rapport de force s'est d'abord déroulé comme Paris le souhaitait, ce plan a plutôt bien fonctionné, dans un premier temps. Une fois encore, Angel Di Maria a prouvé son aptitude à prendre le lead. Quand les deux phares ne sont pas là, celui qui allume la lumière, c'est bien lui. Dès la sixième minute de jeu, l'Argentin, lancé en profondeur par Moise Kean, a débloqué la rencontre d'un petit coup de patte subtil (0-1, 6e).

Ces deux-là se connaissent peu, mais leur début de connivence a fait des dégâts. Quelques minutes plus tard, l'Italien, à la réception d'une longue ouverture, a réalisé un contrôle parfait avant d'armer un missile contré du bras par Dayot Upamecano. Mais cette fois-ci, Di Maria a manqué la transformation (16e).

Paris a plongé physiquement

Et Leipzig dans tout cela ? Contrariés dans leur expression, les hommes de Julian Nagelsmann n'ont pas fait de la figuration pour autant. Au mental, ils ont offert une vraie réaction avec une double-occasion énorme sur laquelle Keylor Navas et Alessandro Florenzi ont fait le show (8e). Surtout, Leipzig a su bonifier un circuit précis pour refaire surface : les tirs à l'entrée des 18 mètres après un décalage. C'est sur cette phase de jeu que Christopher Nkunku, vieille connaissance de la maison, a égalisé d'un tir rasant où Keylor Navas était masqué (1-1, 42e). Un petit coup de froid - s'il en fallait un - avant qu'Olmo ne remettre le couvert pour refaire passer un frisson sur une action identique (45e).

Malgré un bloc-équipe relativement bas, Paris avait donc fait bonne impression dans les intentions. Il suffisait d'observer les trois attaquants se débattre comme des lions dans le contre-pressing pour s'en persuader. Mais une équipe aussi chamboulée par les aléas du moment a besoin de réglages. Elle l'a appris à ses dépens lorsque de vieux fantômes sont ressurgis après une main involontaire de Presnel Kimpembe, pourtant monstrueux par ailleurs. Emil Forsberg a transformé ce penalty sans sourciller pour replacer Leipzig du bon côté de la balance (2-1, 57e).

Paris avait une demi-heure pour refaire surface. Mais la nervosité a pris le pas, et l'affaire a mal tourné lorsqu'Idrissa Gueye a laissé ses coéquipiers à dix. Dès lors, le match était réglé, d'autant que Kimpembe a lui aussi craqué dans les arrêts de jeu - un rouge qui pèsera lourd dans trois semaines. Le PSG rentre donc bredouille de ce déplacement en Allemagne, réduisant un peu plus sa marge de manœuvre avant une deuxième confrontation qui a déjà des allures de tournant. Mais en attendant, l'équipe de Thomas Tuchel doit se replonger dans le pain quotidien de la Ligue 1. Rennes, autre éclopé de la scène européenne, débarquera au Parc dans trois jours. Il faudra soigner les corps, laver les têtes, et vite remettre la machine en route...


Vos réactions doivent respecter nos CGU.