Bordeaux : Chamakh s'en prend à King Street

Bordeaux : Chamakh s'en prend à King Street©Media365
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Guillaume MARION, Media365 : publié le vendredi 21 mai 2021 à 18h30

Ancien joueur de Bordeaux durant la belle époque du début du 21eme siècle, Marouane Chamakh est revenu pour Eurosport sur les difficultés rencontrées par le club sous King Street.



De loin, Marouane Chamakh veille toujours sur son ancien club. Passé par Bordeaux de 2003 à 2010, l'ancien attaquant ne décolère pas au moment d'évoquer la saison compliquée des Girondins. « S'il y a quelqu'un de pourri à l'intérieur du club, il va pourrir tout autour de lui. Mais quand même, si on avait prédit une fin de saison comme ça au début de l'année, personne n'y aurait cru. Je pense qu'il y avait un groupe cohérent, pour finir au moins en milieu de tableau. Le fait qu'ils se retrouvent dans cette position-là, que j'ai connue en 2004-2005, c'est très difficile. L'ambiance un peu morose autour du club, les tensions en interne, tout ça joue sur l'équipe c'est sûr. (...) C'était violent. On n'a pas compris, on a essayé de comprendre ce qui se passait. Avec un peu de recul, et le film des événements, on se dit : "ce qui devait arriver est arrivé" », a notamment reconnu le Marocain.

« On a fait entrer le loup dans la bergerie »

« Depuis la reprise du club (en 2018), il y a quelque chose de malsain. Ce projet de spéculation, de "trading", ça ne paie plus. Ils sont venus avec l'intention de gérer un club comme on gère une boulangerie, et pour ça c'est sûr que je leur en veux. C'est dur à avaler. Mais à deux mois de la fin de saison, alors qu'il restait quelques matches et que le club était en difficulté sportive, ce n'était clairement pas le moment propice à ce genre d'annonce. Il fallait au moins laisser le club essayer de se maintenir. (...) On a fait entrer le loup dans la bergerie, et il fallait s'en débarrasser, a par la suite confié Chamakh, lors d'une interview à Eurosport. Le plus important aujourd'hui, c'est de trouver un repreneur qui empêche une relégation administrative et protège les salariés du club. On ne peut pas laisser Bordeaux finir en National 3. »

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