Affaire du baiser forcé : La Fifa confirme la suspension de Rubiales

Axel Allag, Media365, publié le vendredi 26 janvier 2024 à 15h50

Dans un communiqué, la Fifa a confirmé la suspension pour trois ans de Luis Rubiales, l'ancien président de la Fédération espagnole de football, de toute activité liée au football pour son baiser forcé à Jennifer Hermoso, l'été dernier.

Une confirmation claire. Ce vendredi, la Fifa a annoncé rejeter le recours de l'ex-président de la Fédération espagnole de football, Luis Rubiales, sanctionné en première instance à trois ans de suspension de toute activité liée au football, fin octobre. "Après avoir analysé les arguments qui lui ont été présentés", le comité d'appel de la Fifa a décidé de "rejeter" le recours de Luis Rubiales et de  "confirmer la sanction" qui lui a été "imposée ", a annoncé l'instance sportive dans un communiqué, comme relaté par l'AFP. Cette décision peut faire l'objet d'un nouvel appel "devant le Tribunal arbitral du sport", précise cependant la Fifa, qui se dit résolue "à protéger l'intégrité de toutes les personnes et à veiller à ce que les règles de base d'une conduite décente soient respectées". La Fifa reproche concrètement à Rubiales d'avoir enfreint l'article 13 de son Code disciplinaire, intitulé "Comportement offensant et violation des principes du fair-play", et évoquant parmi d'autres exemples "l'infraction aux règles de base de la décence" ou un "comportement portant atteinte à l'image du football".

Depuis le début de cette affaire, Luis Rubiales ne cesse de nier toute "connotation sexuelle" à son geste envers Jenni Hermoso. L'annonce de la FIFA survient elle dans un moment important alors que le juge d'instruction espagnol chargé de l'enquête a demandé, pas plus tard que jeudi, le renvoi devant un tribunal de l'ancien patron du football espagnol, estimant que le baiser n'avait "pas été consenti". Le juge a pour rappel inculpé Rubiales pour "agression sexuelle" et délit de "coercition". Depuis une récente réforme du Code pénal espagnol, un baiser non consenti peut être considéré comme une agression sexuelle, catégorie pénale regroupant tous les types de violence sexuelle. Selon le parquet, les peines encourues par Rubiales peuvent aller d'une amende à quatre ans de prison. C'est le 20 août dernier, quelques minutes après le sacre mondial de la Roja contre l'Angleterre lors de la finale de la Coupe du monde féminine (1-0) que le geste de Rubiales avait provoqué l'indignation internationale. Sous la pression, l'ancien président de la RFEF avait fini par démissionner le 10 septembre, se disant victime d'une "campagne disproportionnée".

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