Le football français victime des « méfaits de la chicha »

Le football français victime des « méfaits de la chicha »
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6Medias, publié le mardi 28 novembre 2017 à 11h20

« 50 bouffées de shisha en 1H = 2 paquets de cigarettes » L'avertissement est là, dans les couloirs du stade Louis II de Monaco. Cette affichette repérée par une journaliste et relayée par Le Parisien vise à mettre en garde les jeunes joueurs de l'AS Monaco contre ce que le club désigne comme « les méfaits de la shisha ».

Le prospectus évoque un danger « encore plus grand que la cigarette. En se fixant dans le sang, le monoxyde de carbone diminue le niveau d'endurance du footballeur », est-il écrit.

Dans les vestiaires des clubs de football français, la chicha est devenue l'ennemi numéro 1 et l'accent est mis sur la prévention chez les joueurs, professionnels comme espoirs. L'affaire Layvin Kurzawa était un bon exemple, le défenseur du PSG ayant été épinglé alors qu'il était installé dans un bar à chicha parisien avec plusieurs amis. Le club avait immédiatement réagi, afin de sensibiliser ses joueurs sur une telle pratique. Mais il n'est pas le seul à constater les dommages causés. « Tous les clubs y sont confrontés, c'est un vrai fléau », indiquait un président de Ligue 1 en 2016 dans les colonnes de L'Equipe.

Nocivité maximum

L'AS Monaco a d'ailleurs confirmé ce constat auprès du Parisien : « ça fait partie du travail quotidien des médecins. C'est un effort de pédagogie, particulièrement à destination des jeunes de l'Académie, face à un phénomène de société qui n'existait pas il y a 15 ou 20 ans », explique-t-on au quotidien. La prévention est aussi de mise à l'Olympique de Marseille. Et certains avaient vu venir le danger de loin. Ainsi, révèle le Parisien, lorsque Laurent Blanc était à la tête de l'équipe de France, il avait demandé au médecin Fabrice Bryand à ce que ses joueurs soient mis en garde contre les méfaits de la chicha. « L'enjeu n'était pas de leur faire peur », se souvient le médecin, « je leur expliquais qu'en fonction du temps d'exposition à la fumée du narguilé, cela pouvait être l'équivalent de la consommation de quatre paquets de cigarettes ! »

Chez les joueurs, le narguilé peut être vu comme un élément convivial, mais pour la Ligue professionnelle de football et les clubs, il faut insister sur la nocivité de la pratique, « l'inhalation de fumée une pénétration plus forte des éléments toxiques au niveau pulmonaire », rappelle Frabrice Bryand. La LFP a donc inclus la chicha dans ses éléments de langage dans le cadre de ses communications préventives sur le mois sans tabac.

 
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