Dopage : Un an de prison avec sursis requis contre Laila Traby

Dopage : Un an de prison avec sursis requis contre Laila Traby©Panoramic, Media365

Paul Rouget, Media365 : publié le mardi 06 septembre 2022 à 11h41

Laila Traby, ancienne championne de France du 5 000 m qui avait été suspendu trois ans pour dopage, risque un an de prison avec sursis dans cette affaire jugée à Marseille.



A l'époque, elle s'était dit victime d'un "complot". Contrôlée positive à l'EPO en novembre 2014, quelques mois après avoir été sacrée championne de France du 5 000 m puis fini avec la médaille du bronze du 10 000 m aux championnats d'Europe d'athlétisme, Laila Traby (à droite sur la photo), qui avait été suspendue pour trois ans en 2015, comparaissait lundi devant le tribunal correctionnel de Marseille. Et un an de prison avec sursis ainsi qu'une amende de 5 000 euros ont été requis contre l'ancienne athlète, aujourd'hui âgée de 43 ans et qui a depuis ouvert un salon d'esthétique.

"A l'insu de (son) plein gré"

"Je ne veux plus entendre parler d'athlétisme depuis cette affaire qui m'a choquée", a confié à l'audience la native de Laâyoune (Maroc), qui a assuré avoir été dopée "à l'insu de (son) plein gré". L'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) s'était présentée à Font-Romeu, où elle s'entraînait. Elle avait refusé le contrôle, assurant ne pas être Laila Traby et parlant uniquement en arable. Elle avait aussi appelé, paniquée, Salim Ghezielle, un "conseiller vitamines" qui lui avait conseillé d'effacer toutes les données sur son téléphone. "J'ai eu peur, j'étais sous le choc, je ne comprenais pas ce qui se passait", a-t-elle encore déclaré, alors que des seringues d'EPO ainsi qu'un flacon (vide) d'hormones de croissance avaient été découverts à son domicile, ainsi qu'un tableau présenté comme "un protocole de dopage" dans son téléphone.

Jugement le 3 octobre

Deux ans d'emprisonnement, dont un ferme, ainsi qu'une amende de 10 000 euros ont été requis contre Ghezielle, accusé de l'avoir incité au dopage, ainsi que contre Charaf, soupçonné, comme Ghezielle, d'avoir transporté et fourni les produits dopants. "Je lui faisais confiance à 100%", a déclaré Traby au sujet de Ghezielle, dont l'avocat assure que "tout est faux" chez l'ancienne pensionnaire du club de Martigues. Le jugement sera rendu le 3 octobre.

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