Open d'Australie - Monfils : "Une fois, j'y arriverai"

Open d'Australie - Monfils : "Une fois, j'y arriverai"©Panoramic, Media365
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Thomas Siniecki, Media365 : publié le mardi 25 janvier 2022 à 17h52

Le n°1 français ne participera pas vendredi à sa première demi-finale dans un tournoi du Grand Chelem depuis 2016. Toutefois, ce qui l'anime après des moments comme celui de mardi contre Matteo Berrettini, c'est toujours une victoire finale.



Gael Monfils, définitivement dans la force de l'âge à 35 ans, se montrait aussi lucide qu'optimiste après son élimination courageuse en cinq manches contre Matteo Berrettini, mardi en quarts de finale de l'Open d'Australie (6-4, 6-4, 3-6, 3-6, 6-2) : "Je ne me cherche pas d'excuse, je n'ai pas été bon et il m'a éclaté au cinquième set." Le n°20 mondial - qui sera seizième la semaine prochaine - répondait alors à une question sur l'impact de la longue pause prise par l'Italien au début de cette dernière manche. Mais ce qui semblait l'intéresser, surtout, c'était la possibilité de sortir enfin vainqueur de ce genre de rendez-vous : "Je n'ai jamais très bien géré ces matchs importants dans les tournois du Grand Chelem, pour diverses raisons. Je n'ai jamais fait le bon choix. Je tombe, à moi d'essayer de me relever. Encore une fois, je n'ai pas réussi à bien gérer."

Mais en dépit de cette analyse très acérée envers lui-même, Gael Monfils rêve : "Je ne dirais même plus que j'apprends. J'encaisse. Mais je sens qu'une fois, j'y arriverai. Il faudrait déjà atteindre une finale pour la première fois, et après la gagner... On commence tout juste à gravir la montagne, mais c'est mon kif, mon challenge. Qui sait, ça passera peut-être... C'est ce que mes parents me disent, ils veulent un tournoi du Grand Chelem, même si c'est à 38 ans. Que ça passe une fois, c'est tout. J'ai encore perdu, mais il faut continuer à travailler pour se remettre dans ces positions. C'est là, alors, qu'il faudra essayer de changer. J'ai l'impression de le dire à chaque fois, malheureusement... En espérant qu'une fois, boum, ça passe !" S'il y parvient à Roland-Garros, au hasard, il en deviendrait le vainqueur le plus âgé de l'histoire (Andres Gimeno, 34 ans et dix mois en 1972).

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