OM : L'incroyable révélation de Casoni

OM : L'incroyable révélation de Casoni©Panoramic, Media365
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Emmanuel LANGELLIER : publié le mercredi 09 décembre 2020 à 20h29

L'ancien défenseur de l'OM, Bernard Casoni, a fait une révélation étonnante sur le quart de finale de Ligue des Champions disputé par le club marseillais en 1991 contre l'AC Milan.



Souvenirs, souvenirs... L'Olympique de Marseille a affronté trois fois l'AC Milan en Ligue des Champions dans les années 1990, le « grand Milan » comme on disait à l'époque. Chaque année ou presque entre la fin des années 1980 et le début des années 90, l'équipe italienne était au rendez-vous de la finale de la C1, autrefois appelée Coupe d'Europe des clubs champions avant la saison 1992-93. Et pourtant, les Rossoneri étaient tombés par deux fois contre l'OM.

Changement de système au tout dernier moment à Milan

Il y a évidemment eu la célèbre finale de Munich en 1993 et la victoire en finale grâce à une tête devenue mythique de Basile Boli avant la mi-temps (1-0). Auparavant, s'était également tenue une double confrontation en quarts de finale. Nous sommes alors en 1990-91 et le club marseillais doit se rendre à Milan pour le match aller. Ce 6 mars 1991, l'OM fait notamment face au trio néerlandais Van Basten-Gullit-Rijkaard et revient avec un très bon match nul (1-1). Ça, on le sait, mais en revanche, ce que l'on ne sait pas, c'est que les joueurs eux-mêmes avaient décidé de changer de système en défense au tout dernier moment. Et ce, alors que Raymond Goethals, l'entraîneur des Phocéens, avait préparé la rencontre depuis trois mois avec une tactique bien précise...

Titulaire en défense ce soir-là dans la fraicheur lombarde, Bernard Casoni l'a révélé dans L'Equipe. « Avec Raymond (Goethals), on savait qu'on jouait le Milan trois mois avant. On avait l'habitude de jouer à quatre derrière et pendant trois mois, à l'entraînement, il nous a fait travailler à cinq derrière, avec Carlos (Mozer) en libéro décroché, dans l'optique de ces deux confrontations contre les Italiens. Et après on s'est retrouvé à Milan à jouer la ligne », explique avec le sourire l'ancien défenseur international.

« Qu'est-ce que tu veux qu'il dise Goethals ? »

« C'est nous les joueurs qui avons décidé de mettre ce système en place juste avant la rencontre, poursuit Casoni, aujourd'hui âgé de 59 ans. C'est-à-dire en jouant haut et en s'alignant rapidement pour mettre nos adversaires hors-jeu le plus rapidement possible. En fait, on a joué à trois à plat. » Et qu'en a pensé le sorcier belge ? « Rien. Ce sont les joueurs qui ont décidé ça juste avant le match. Qu'est-ce que tu veux qu'il dise Goethals ? Il ne pouvait rien dire puisqu'on l'avait décidé », se marre Casoni. « On avait l'habitude de se prendre en charge. Et puis il y avait beaucoup de joueurs responsables chez nous », souligne l'ex-joueur aux 30 sélections.

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