L1 (J36) : Metz espère en s'offrant Lyon

L1 (J36) : Metz espère en s'offrant Lyon©Panoramic, Media365
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Rédaction Media365, publié le dimanche 08 mai 2022 à 14h54

Lors du troisième match de la 36eme journée de Ligue 1, Metz a dominé Lyon (3-2), dimanche, et peut encore rêver au maintien. Pour les joueurs de Bosz, l'Europe s'éloigne encore un peu plus.



Ce Lyon est incorrigible ! Une semaine après sa spectaculaire et épatante victoire à l'Orange Vélodrome face à l'Olympique de Marseille (0-3), l'équipe de Peter Bosz a trouvé le moyen de se prendre les pieds dans le tapis de Saint-Symphorien face au FC Metz (3-2), lanterne rouge au coup d'envoi et qui n'avait gagné qu'un seul match depuis le début du championnat. Le parfait résumé d'une saison ratée et de résultats trop souvent en dents de scie. Le club de Jean-Michel Aulas ne devrait donc pas jouer l'Europe la saison prochaine malgré un effectif XXL, sans doute l'un des plus beaux sur le papier, derrière celui du Paris Saint-Germain.

Dembélé, trop seul

Peter Bosz résistera-t-il à un tel fiasco ? « J'ai senti beaucoup de confiance depuis le début de la saison de mon président, mais c'est à lui qu'il faut demander », a-t-il expliqué en conférence de presse. Ulcéré par la prestation de ses hommes lors du premier acte, l'entraîneur lyonnais n'a pas hésité à procéder à quatre changements au repos, sortant Malo Gusto, Jérôme Boateng, Houssem Aouar et Lucas Paqueta. Son équipe était alors déjà dans les cordes à cause d'une défense pathétique à l'image de son défenseur allemand champion du monde, cramé et totalement à la dérive.



Heureusement, Lyon peut compter sur Moussa Dembélé. Le capitaine lyonnais a ravivé la flamme de l'espoir par deux fois pour porter son total à 19 buts cette saison en Ligue 1. Tout d'abord en ouvrant parfaitement son pied droit sur un service de Tetê (2-1, 43eme) puis d'une frappe puissante au point de penalty sur un centre de Karl Toko Ekambi (2-2, 84eme). Les Gones ont montré un bien meilleur visage en deuxième période et se sont procurés plusieurs occasions, notamment cette reprise du gauche de Tetê sur la transversale de Marc-Aurèle Caillard (73eme). Mais la formation rhodanienne affiche trop de lacunes, un vrai manque de caractère et de réussite pour vraiment se sublimer. Thiago Mendes a, lui, été expulsé pour une grossière faute en position de dernier défenseur sur Didier Lamkel Zé (68eme). La goutte d'eau de trop dans un dimanche à vite à oublier...

Le chef d'œuvre de Boulaya

Si les espoirs d'Europe des Lyonnais en ont pris un coup, ce n'est pas le cas de ceux du FC Metz dans la course au maintien. Les Grenats reviennent seulement à trois longueurs de l'AS Saint-Etienne, le barragiste en déplacement à Nice, mercredi prochain. Si Frédéric Antonetti a été particulièrement tancé par le public de Saint-Symphorien, ses joueurs ont, eux, délivré une très grosse performance : dans les deux surfaces de vérité. Défensivement, les jeunes William Mikelbrencis et Lenny Lacroix ont été bluffants. Sur un corner de Nicolas de Préville, le second dévie de la tête pour Vincent Pajot qui catapulte le ballon dans les filets d'Anthony Lopes (1-0, 27eme). Le gardien lusitanien de Lyon ne peut rien faire sur un amour de ballon piqué du gauche de Lamkel Zé (2-0, 40eme), l'un des grands bonhommes de cette rencontre. Il est aussi à l'origine de l'expulsion de Mendes et a été un poison constant sur le front de l'attaque avec son compère Nicolas de Préville, malheureux sur un coup-franc sur le poteau (70eme).

En supériorité numérique, les Messins ont trouvé les ressources nécessaires pour arracher la victoire après l'égalisation de Dembélé. La lumière est venue de Farid Boulaya, cantonné au banc des remplaçants depuis cinq rencontres. L'Algérien, à peine entré en jeu, a expédié un missile dans la lucarne lyonnaise depuis l'angle droit de la surface. Un petit bijou qui a enflammé Saint-Symphorien (3-2, 90eme). Sans doute trop tard pour se maintenir en Ligue 1... Même si avec la réception d'Angers et un déplacement au Parc des Princes pour y affronter les stars du PSG sans doute en vacances, sait-on jamais ? "Il reste une petite chance", a reconnu Frédéric Antonetti avant de conclure. "Je ne préfère pas en parler. J'ai peut être mis trop de pression à un moment à mes joueurs. Il faut se lâcher désormais."

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