La Ligue des incidents

La Ligue des incidents©Media365

Paul Rouget, Media365 : publié le jeudi 23 septembre 2021 à 09h38

Des nouveaux incidents ont émaillé la 7e journée de Ligue 1, avec des affrontements entre supporters d'Angers et de Marseille et l'attaque d'un car de supporters des Girondins à Montpellier.



A ce rythme-là, il va bientôt falloir renommer la "Ligue des talents" la "Ligue des incidents"... Un mois après les graves incidents de Nice-OM et trois jours après une 6e journée de Ligue 1 marquée, entre autres, par l'envahissement de la pelouse de Bollaert par des supporters lensois désireux d'en découdre avec les Lillois, qu'ils accusaient d'avoir jeté des projectiles en direction de la tribune jouxtant leur parcage, mais aussi par le traumatisme crânien d'un jeune supporter parisien ayant reçu un siège sur la tête jeté par un supporter lyonnais au Parc des Princes, des violences entre supporters ont encore émaillé la 7e levée du championnat de France.

Il y a d'abord eu cette attaque d'un bus de supporters bordelais par des fans montpelliérains avant le match entre les deux équipes à la Mosson (3-3). "Un bus de supporters bordelais a été victime d'un véritable guet-apens de la part de supporters de l'Hérault qui les attendaient à un rond-point, peu après la sortie de l'autoroute", a rapporté la police locale. Des Bordelais attendus avec des barres de fer et qui ont été contraints de descendre de leur véhicule avant une rixe générale qui a fait 16 blessés légers. Mais ce n'était malheureusement que le début.

En fin de soirée, c'est le stade Raymond-Kopa qui a été le théâtre de violents incidents entre supporters des deux camps, à l'issue de la rencontre entre Angers et Marseille (0-0). Des fans phocéens ont pénétré sur le terrain pour se battre avec leurs homologues angevins, et une bombe agricole a même été lancée. Le parquet d'Angers va ouvrir une enquête sur ces incidents a déclaré le directeur général délégué du SCO. "Il a demandé à la police de se saisir des images. On n'est jamais sûr à 100 % de ce qui se passe. De ce que nous avons relevé, de notre côté, nous n'avons pas le sentiment d'avoir ni commis de faute ni que l'étincelle soit venue de chez nous. Si demain la police nous dit : « Bah non, regardez ça... » Car c'est ce débat-là qui sera lancé. Le dernier qui va avoir un incident va prendre plus cher. Si c'est un club comme Angers, il prendra doublement cher, il servira d'exemple. C'est comme ça que marche le foot", a confié Xavier Thuilot, rapporte Ouest-France. De bien tristes images qui deviennent donc malheureusement habituelles lors de cette saison marquant le retour des supporters dans les stades...

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