Brest - Lorenzi : «On peut regarder tout le monde dans les yeux»

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Axel Allag, Media365, publié le lundi 26 février 2024 à 16h20

Après le net succès à Strasbourg (0-3), Brest a conforté son rang de dauphin du PSG, en Ligue 1. Aux yeux du directeur sportif du Stade Brestois, Grégory Lorenzi, il n'est toutefois pas encore question d'évoquer l'Europe.

Invaincu depuis le 5 novembre en Ligue 1, Brest continue sa saison surprenante. A Strasbourg, samedi soir, les joueurs entraînés par Eric Roy ont confirmé leur belle dynamique, avec un succès net (0-3). Avec un statut de dauphin du PSG conforté, et une avance de 7 points sur Lens, 6ème, les raisons seraient nombreuses pour s'enflammer mais pour Grégory Lorenzi, l'heure est surtout à la mesure. Dans un entretien accordé à nos confrères de L'Equipe, le directeur sportif ne s'est pas montré surpris par les performances actuelles du club breton, estimant que la production générale était "légitime" et saluant le vrai travail de fond effectué depuis le dernier exercice, celui d'une lutte pour le maintien.

"On a une force collective, une vraie équipe"

"On n'a peut-être pas, individuellement, la qualité de certains qui ont plus de moyens, mais on a une force collective, on a une vraie équipe", a mis en avant le dirigeant, qui voit une équipe plus mature désormais, notamment grâce au "leadership" pris par certains joueurs. L'adversaire le plus dangereux pour les 11 matchs restants en Ligue 1 (avec au programme Lens, Lille, Lyon ou encore Monaco) ne sera finalement que Brest lui-même, d'après Lorenzi. "À Brest, il faut toujours se dire que l'on doit courir plus que les autres, mettre plus d'intensité que les autres. Avec cette force collective, sincèrement, on peut regarder tout le monde dans les yeux et on peut battre tout le monde. Ce sont les joueurs qui ont mis le curseur et le jour où ils penseront que ce sont des acquis, qu'ils seront davantage dans l'individualisme, on se prendra une claque", a-t-il évalué.

Pour l'Europe, rendez-vous mi-avril

Refusant d'évoquer une éventuelle prolongation du contrat d'Eric Roy, lié au club jusqu'en 2025, le directeur sportif de Brest n'a pas voulu parler de l'Europe comme d'un objectif, à ce stade de la saison. "On en reparlera mi-avril : si on est encore dans le top 8, forcément les objectifs seront différents et je m'avancerai davantage", a jugé Lorenzi, conscient qu'au contraire de la saison dernière Brest voulait désormais que les petits s'imposent face aux gros. Ce qui démontre le changement de dimension effectué par une équipe qui n'a sans doute pas fini de surprendre.

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