FFF : Hardouin ciblée pour ses méthodes de management

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Axel Allag, Media365, publié le mardi 31 janvier 2023 à 09h48

Mis à pied le 11 janvier dernier, la directrice générale de la FFF, Florence Hardouin, a été largement critiquée dans le rapport d'audit sur la gestion de la Fédération française de football qui a été remis lundi au ministère des Sports. En cause, notamment, un management qualifié de "brutal".

Noël Le Graët n'a pas été le seul à avoir eu droit à un rapport accablant. Tandis que selon l'audit au sein de la FFF, commandité par le ministère des Sports, le dirigeant "ne dispose plus de la légitimité nécessaire pour administrer et représenter le football français", Florence Hardouin a aussi eu des reproches. Pour rappel, la directrice générale a été mise à pied à titre conservatoire par le comité exécutif de la FFF, le 11 janvier dernier. Elle avait fait un infarctus et avait été hospitalisée dans les heures suivantes alors qu'elle est actuellement en arrêt maladie. Comme dévoilé par RMC Sport, le chapitre de l'audit relatif à la gouvernance de la FFF met en exergue une "ambiance sexiste et violente a régné au sein du comité directeur jusqu'en 2020", avec notamment des "blagues sexistes, lourdes et récurrentes, par des manifestations de mépris entre directeurs".

Hardouin visée par une procédure pour faute grave

Hardouin a elle marqué les personnes présentes en raison de sa "passivité". Si ses compétences globales n'ont pas été mises en doute, son management a posé question auprès des personnes interrogées. Des réserves ont été émises concernant "sa compétence transversale nécessaire à un exercice équilibré de la fonction de directrice générale", tandis que son management a été qualifié de "brutal" sans qu'il ne soit "harcelant". Le poste occupé par Hardouin au sein du comité exécutif de l'UEFA est lui vu comme "une forme d'autorité sur son employeur" engendrant d'après la mission d'inspection un "croisement d'intérêts inopportun". Dominique Rouch, porte-parole de l'intéressée, a expliqué qu'Hardouin "rétablira la vérité plus tard point par point", niant jusqu'ici les manquements dans le cadre de sa fonction.

Pointée du doigt pour son désintérêt global des choses du football, la dirigeante est convoquée le 21 février à un entretien préalable à un licenciement, a révélé L'Équipe ce lundi. Les sujets qui devraient être soulevés concernent le plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) en mai 2021 qu'elle a initié, et qui fait l'objet de deux procédures judiciaires : la première devant le Conseil d'État pour juger de sa validité et la seconde devant le tribunal des Prud'hommes saisi par des salariés licenciés qui se plaignent de faits de harcèlement et de discriminations liées à leur orientation sexuelle. Pour rappel, dans l'affaire de l'audit de la FFF, les différents acteurs ont jusqu'à la mi-février pour apporter des réponses écrites aux reproches qui leur sont faits.

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