Voracova revient sur ce qu'elle a vécu à Melbourne et demande à être indemnisée

Voracova revient sur ce qu'elle a vécu à Melbourne et demande à être indemnisée©Media365
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Aurélien CANOT, Media365, publié le mardi 11 janvier 2022 à 17h48

Contrainte de quitter l'Australie après que son visa a été annulé alors qu'elle avait obtenu, au même titre que Novak Djokovic, une exemption médicale lui permettant d'entrer sur le territoire australien alors qu'elle n'est pas vaccinée contre le Covid-19, la Tchèque Renata Voracova (38 ans), retenue dans le même centre de rétention que le numéro 1 mondial et qui se dit encore sous le choc, attend une compensation financière de la part de la Fédération australienne.

Renata Voracova n'entend pas en rester là. Forcée de quitter l'Australie samedi dernier suite à l'annulation de son visa alors qu'elle bénéficiait, à l'instar de Novak Djokovic, d'une exemption médicale lui permettant d'entrer sur le territoire australien même si elle n'est pas vaccinée contre le Covid-19, la joueuse tchèque de 38 ans, qui devait disputer le double à l'Open d'Australie, exige que son court mais chaotique séjour à Melbourne soit compensé par une compensation financière. C'est dans ce sens qu'elle a demandé à la Fédération australienne de tennis (Tennis Australia) d'être indemnisée, précisant dans les colonnes du quotidien de son pays Denik que la somme qu'elle exige "ne serait pas modeste". "Le billet d'avion seul m'a coûté 60 000 couronnes tchèques (2 460 euros) et mon entraîneur a voyagé avec moi. Et puis il y a aussi tout ce temps, les hôtels payés, les entraînements pour l'Open d'Australie, et la récompense potentielle", détaille Voracova dans le journal tchèque.

Voracova : "Je n'aurais pas imaginé ça dans mon pire cauchemar"

La Tchèque, qui avait été retenue dans le même centre de rétention que Djokovic, mais sans pouvoir rester sur place en attendant la décision définitive des autorités, contrairement au numéro 1 mondial, espère que Tennis Australia ira dans son sens et qu'elle n'aura pas besoin de passer par la justice. Rentrée lundi à Prague, la 82eme au classement, revenue mardi sur l'enfer qu'elle a connu à Melbourne, avoue en effet qu'elle espère tourner au plus vite la page de cette mésaventure qui hante encore ses nuits. "Je n'aurais même pas imaginé ça dans mon pire cauchemar, c'était beaucoup trop. C'était comme si je regardais un film... Un long interrogatoire avec des ordres comme : "Déshabillez-vous", "Rhabillez-vous". Je ne veux même pas y penser, et encore moins le revivre." Elle espère en revanche pouvoir de nouveau très vite se focaliser sur sa passion. Mais pour le moment, le traumatisme est encore trop frais pour qu'elle puisse passer à autre chose. "Je ne pense pas au tennis. Je suis toujours sous le choc, je n'ai pas encore digéré. Je suis épuisée." Alors si, au moins, elle pouvait toucher une petite somme d'argent, ce serait la moindre des choses, à l'entendre.

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