Coupe Davis : L'amer constat de Grosjean

Coupe Davis : L'amer constat de Grosjean©Panoramic, Media365
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Emmanuel LANGELLIER, Media365 : publié le mardi 13 septembre 2022 à 21h53

Alors que la France débute sa phase de groupes mercredi à Hambourg, Sébastien Grosjean livre un constat désarmant au sujet de la Coupe Davis.



L'US Open achevé, la Coupe Davis est de retour cette semaine. Après les sacres de Carlos Alcaraz et Iga Swiatek, la célèbre compétition par équipes, « repatouillée » ces dernières années, se dispute dans quatre villes différentes (Bologne, Valence, Hambourg et Glasgow). L'équipe de France entamera sa phase de poules contre l'Allemagne mercredi à Hambourg où il n'y avait franchement pas grand monde mardi pour l'opposition entre la Belgique et l'Australie.

Grosjean : « C'est terrible »

De quoi susciter le commentaire très amer de Sébastien Grosjean, le capitaine des Bleus. « C'est terrible, assène mardi l'ancien joueur selon des propos rapportés par L'Equipe. 200 personnes pour deux nations avec une forte tradition de Coupe Davis... Pour nous, face à l'Allemagne, il y aura du monde, aux alentours de 3000-4000 personnes je pense. Il y aura de l'ambiance si les gens peuvent se mettre près du court. En fin de semaine, je ne sais pas si ça sera plein, mais ça devrait se remplir aussi... »

Mais que faire ?

La Coupe Davis devant peu de public, c'est forcément désarmant pour la compétition à l'histoire très riche et qui a offert d'innombrables grands moments depuis sa création en 1900. Mais alors que faire pour changer cela ? « Ils se rendent compte que c'est compliqué. Ils cherchent le bon format, relève Grosjean. Ils ont encore changé, pour réserver quelques dates avant le mois de novembre. En tout cas, il y a des accords pour plusieurs années avec les pays des villes hôtes, si leur nation se qualifie, avec l'Allemagne, la Grande-Bretagne, l'Italie et l'Espagne. L'année prochaine, ça sera pareil. Apparemment, c'est comme ça. » Et pour faire évoluer tout cela, ce n'est vraiment pas gagné pour le patron des Bleus. « Ce sont aux instances internationales qui doivent décider de la formule, s'il y a une possibilité. Mais il y a des enjeux financiers derrière, concède l'ancien 4eme joueur mondial en 2002. Moi, je pensais qu'il fallait étaler les rencontres sur deux ans, sur le même format, quitte à jouer les matches en deux sets gagnants. »

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