L1 : Labrune fait le point après l'arrivée d'Amazon

L1 : Labrune fait le point après l'arrivée d'Amazon©Media365
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Guillaume MARION, Media365 : publié le vendredi 18 juin 2021 à 09h55

Dans un entretien accordé à L'Equipe, Vincent Labrune, le président de la LFP, est notamment revenu sur l'arrivée d'Amazon en France pour les droits TV de la Ligue 1.



Quelques jours après avoir signé un contrat avec Amazon pour 80 % des matchs de Ligue 1, Vincent Labrune est revenu sur ce contrat important pour le football français. « Pour la première fois depuis notre arrivée, on a eu un sujet positif. Avant, depuis la défaillance de Mediapro, on subissait en permanence les événements. Là, on avait deux bonnes propositions et c'était appréciable d'avoir les cartes en main avant de prendre une décision aussi importante pour l'avenir du football français. (...) Dans la situation où se trouvent les clubs, il était difficile d'expliquer que 60 millions garantis de plus par an, c'était moins bien que 78 millions hypothétiques, comme le proposait Canal +. (...) Il faudrait être fou pour refuser Amazon, laisser passer ce train, et prendre le risque qu'il ne revienne pas la prochaine fois. (...) Canal+ n'a pas laissé tomber le foot français, mais a peut-être été frileux dans la dernière ligne droite », a notamment expliqué ce dernier.

« Prendre conscience de la réalité »

« J'adore l'idée du Big 5 européen. Mais sportivement, on n'y est pas. Il y a un Big 4 et les autres. Cela fait 25 ans que l'on n'a pas gagné une compétition européenne (la C2 remportée par le PSG en 1996, ndlr). Et heureusement que depuis dix ans, nous avons le PSG et son président Nasser al-Khelaïfi qui a énormément aidé le football français et nous a porté à bout de bras sur la scène européenne. Sinon, je ne sais pas où on serait. Nos concurrents, aujourd'hui, ce ne sont pas les Anglais, les Italiens, les Espagnols et les Allemands, mais plutôt les Portugais, les Russes et les Ukrainiens, a par la suite confié Labrune, le président de la LFP, dans une interview à L'Equipe. Il faut prendre conscience de la réalité ! Mais il n'y a pas de fatalité et j'espère bien que le champ de réformes que nous avons lancées nous permettra de retrouver la place qui est la nôtre. »

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