Auxerre : Quand un film a fait perdre le club

Auxerre : Quand un film a fait perdre le club©Panoramic, Media365
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Emmanuel LANGELLIER, Media365 : publié le samedi 01 janvier 2022 à 12h52

Guy Roux, l'ancien entraîneur de l'AJ Auxerre, raconte comment un film avait eu une grosse incidence sur les résultats du club en 1979.



Dimanche, les 16emes de finale de la Coupe de France débutent. Une compétition dans laquelle Auxerre, éliminé en 32emes par Lille (1-3) le 18 décembre, s'est illustrée ces dernières années avec quatre titres (1994, 1996, 2003, 2005). A la tête de l'AJA alors : Guy Roux. Le mythique entraîneur ajaïste avait mené le club bourguignon à la finale en 1979, une année où le film « Coup de tête » avec Patrick Dewaere avait été tourné à Auxerre.

Patrick Dewaere mangeait tous les soirs chez un joueur d'Auxerre avec sa copine

Ce fameux film avait fait du bien à l'AJ Auxerre. « Jean-Jacques Annaud, le réalisateur, nous avait dit : Patrick Dewaere est un garçon très fragile psychologiquement. Est-ce que vous pouvez l'occuper le soir ? Tous les soirs il mangeait chez un joueur avec sa copine. Les joueurs avaient sensiblement son âge. Ça a soudé le groupe », raconte Guy Roux dans L'Equipe, samedi. Mais le long-métrage avait aussi provoqué des choses plus négatives pour l'équipe de Bourgogne...


« Ce film m'a aussi fait perdre des matchs, narre l'ancien coach auxerrois. Je jouais la montée en D1 et j'ai perdu 3-0 à Toulouse parce qu'on avait répété des scènes jusqu'à 2 heures du matin, trois jours avant, et les gars étaient épuisés, je ne pouvais même pas faire d'entraînement. » Mais la suite a été grandiose avec un parcours jusqu'en finale (1-4 contre Nantes après prolongation). « Cette saison-là on a commencé à battre des gros, se souvient Guy Roux. Montpellier, le Lille de José Arribas et Strasbourg, le champion de France, en demi-finales. Contre Strasbourg, on fait nul à l'aller, 0-0 (ndlr : jusqu'à la saison 1989-1990, une partie de la compétition se jouait en matchs aller-retour). Je n'étais pas trop content. Mais entre les deux matchs, ils allaient jouer le titre à Lyon. Ils sont rentrés à bord d'un train qui s'arrêtait dans toutes les gares des villages du Haut-Rhin et du Bas-Rhin. Les gens leur donnaient des bouteilles, quand j'ai vu ça à la télé, je me suis dit : "On va y arriver." À partir d'un match nul avec un but, on était qualifiés. Et on perdait 2-1 quand Klose (le père de Miroslav) fait un centre et Truffaut, qui vient d'entrer, marque de la tête. Pourquoi c'est miraculeux ? Car le changement génial que je fais, c'est parce que l'ailier gauche de l'équipe avait des crampes. »

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