Ineos Grenadiers : Bernal voudrait " pouvoir revenir très vite parmi les grands "

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Aurélie Sacchelli, Media365, publié le lundi 20 mars 2023 à 12h21

Egan Bernal fait son retour à la compétition ce lundi au Tour de Catalogne, en étant bien conscient que cette saison pourrait être charnière dans sa carrière.

Lorsqu'il a remporté le Tour de France en 2019, à seulement 22 ans, on pensait Egan Bernal parti pour en remporter plusieurs d'affilée. Mais ce ne fut pas le cas. Perturbé par des problèmes de dos en 2020 puis passé tout près de la mort en janvier 2022 après un accident de la route à l'entraînement, le Colombien a désormais 26 ans et n'a remporté « qu'un » Giro (en 2021) depuis son triomphe sur les Champs-Elysées. Cette semaine, le coureur d'Ineos Grenadiers dispute le Tour de Catalogne, deux mois après sa dernière course, et il espère montrer lors de cette course World Tour très relevée (Remco Evenepoel, Primoz Roglic ou encore Richard Carapaz sont présents) qu'il peut retrouver son meilleur niveau. Egan Bernal est en tout cas conscient que 2023 peut être une saison charnière, comme il l'a confié dans les colonnes de L'Equipe. « Ce sera certainement une saison clé. Je ne me suis pas mis en tête que l'année sera décisive et que si les choses ne tournaient pas dans le bon sens, ça aurait une influence immédiate sur mon avenir de coureur. Je voudrais pouvoir revenir très vite parmi les grands, m'expliquer avec les meilleurs sur les plus grandes courses. La logique voudrait que je ne sois pas en mesure de gagner des courses cette saison, de me dire que le chemin risque d'être long et que la première des choses serait de retrouver un rythme normal. (...) La compétition est dans mon ADN. Je ne suis pas remonté sur un vélo seulement pour terminer des courses. Ça serait terriblement ennuyeux et il faudrait alors songer à faire autre chose. »

Bernal : "Je n'ai rien à prouver à personne"

Alors que Tadej Pogacar, Jonas Vingegaard et Remco Evenepoel ont éclos au plus haut niveau pendant qu'il connaissait des difficultés, Egan Bernal ne veut pas entrer dans une logique de rivalité. « J'ai gagné le Tour en 2019, le Giro en 2021 et je n'ai rien à prouver à personne. Remco, Pogacar ou Vingegaard sont des coureurs impressionnants mais je n'aime pas entretenir des rivalités. J'ai toujours envie de gagner mais sans m'occuper des autres. D'ailleurs, tout le monde aime gagner. Mais il faut aussi savoir que personne n'est invincible et supérieur à un autre. Il pourra juste être meilleur coureur cycliste, mais pas superman ni Dieu. » On attend en tout cas avec impatience 2024, où les quatre coureurs pourraient s'affronter sur le Tour de France !

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