Des règles plus restrictives pour les chaussures

Des règles plus restrictives pour les chaussures©Media365

Paul Rouget, Media365 : publié le vendredi 24 décembre 2021 à 11h04

La Fédération international d'athlétisme va faire évoluer son règlement concernant l'épaisseur des chaussures et la longueur des pointes, mais pas avant les Jeux de Paris, en 2024.



A partir du 1er novembre 2024, soit après les Jeux olympiques de Paris, l'épaisseur des chaussures en athlétisme ne pourra plus dépasser 20 millimètres, a annoncé la Fédération internationale jeudi. Actuellement, elles peuvent atteindre jusqu'à 25 millimètres et même 40 millimètres pour les courses sur route. Plusieurs polémiques ont éclaté alors que certains records sont tombés, notamment en raison de l'évolution technologique des chaussures, dont certaines sont dotées de plaques de carbone ou des mousses innovantes. Et à compter du 1er janvier 2022, elles ne pourront plus intégrer de technologies dites "intelligentes" a également annoncé World Athletics.

"Il y a eu énormément de travail de fond et de réunions en interne et en externe depuis la création du groupe de travail sur les chaussures de sport en juin 2020. Il reste encore beaucoup à faire, mais je tiens à remercier le groupe de travail, la Fédération mondiale de l'industrie des articles de sport et les marques de chaussures pour leur ouverture d'esprit et leur collaboration dans la recherche de solutions", a déclaré dans un communiqué John Ridgeon, le patron de World Athletics. A noter que les pointes de nouvelle génération avaient été décriées par les athlètes eux-mêmes lors des derniers Jeux de Tokyo. Le Norvégien Karsten Warholm, sacré champion olympique sur le 400m haies au Japon, où il avait pulvérisé son propre record, avait ensuite critiqué les semelles épaisses de son dauphin, Rai Benjamin, alors qu'il portait pour sa part des chaussures dotées d'une plaque de carbone. "Quand quelqu'un fera une grande performance maintenant, tout le monde se demandera si c'est la chaussure. Et c'est un problème de crédibilité", avait-il ainsi dénoncé pour Reuters.

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