Perez, le mythe aztèque

Sergio Perez est l'une des bonnes surprises de la saison 2012. (Reuters)

Sergio Perez est l'une des bonnes surprises de la saison 2012. (Reuters)

Actuel neuvième du championnat de Formule 1, Sergio Perez est la révélation de ce début de saison. Le pilote mexicain, monté deux fois sur le podium, arrive à tirer la quintessence de son bolide pour son deuxième exercice avec l'écurie Sauber. Au point aujourd'hui d'attirer les convoitises de Ferrari, qui l'a dans le collimateur pour remplacer Felipe Massa.

Patiemment, Sergio Perez fourbit ses armes. Annoncé régulièrement chez Ferrari pour remplacer Felipe Massa, qui ne parvient pas à redresser la barre, le jeune Mexicain effectue une saison prometteuse. Après une première année surtout marquée par sa violente sortie de piste lors des qualifications du Grand Prix de Monaco (16e du championnat au final), l’ancien deuxième du championnat GP2 en 2010 confirme course après course son bon coup de volant. Même si constance et patience semblent encore à acquérir.

Neuvième au classement des pilotes, Perez a parfois brillé de mille feux. Comme en Malaisie, où sous le déluge de Sepang, le pilote Sauber a longtemps inquiété Fernando Alonso avant de prendre la deuxième place. Un premier podium suivi d’une troisième place à Montréal, où il a su parfaitement gérer une gestion des pneus capitale sur le circuit Gilles-Villeneuve. "J'ai eu de grands moments durant la première partie de saison. Il y a eu les deux podiums en Malaisie et à Montréal qui, bien sûr, m'ont rendu très heureux. Néanmoins, il y a également eu une période avec des hauts et des bas, parce que nous n'avons pas tiré le meilleur parti de chaque situation", explique-t-il sur le site de son écurie.

Rester devant Kobayashi

Du coup, à l’instar d'un Romain Grosjean souvent placé mais pas encore gagnant, le Mexicain peut-il viser une première victoire en profitant des écarts très faibles entre les écuries ? L’intéressé en est persuadé, même s’il souhaite avant tout que sa monoplace puisse afficher un niveau de performance plus constant. "Nous devons être plus efficaces, et je veux contribuer à ça. Nous devons tirer le meilleur de ce que nous avons. La voiture est rapide et pour moi, ma première victoire serait un rêve devenu réalité." Neuvième du championnat, Perez pourrait avant tout chercher à conserver sa place dans le top 10 des pilotes.

Surtout, il devrait s’attacher à devancer Kamui Kobayashi, son coéquipier plus expérimenté - placé à 14 points de lui - tout en aidant son écurie à viser plus haut. Sixième du classement constructeurs, Sauber est l’une des belles surprises de la saison. Au point d’être toujours dans le rétroviseur de Mercedes, cinquième avec 26 points d’avance sur l’écurie helvète. Perez peut donc jouer gros. Une fin de saison à la hauteur de son entame, et Ferrari pourrait en effet changer d’avis au sujet de sa paire 2013. Dans un coin de sa tête, le natif de Guadalajara conserve sans doute des rêves de rejoindre le Cavallino.

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