Aurélie Sacchelli, Media365, publié le dimanche 12 février 2023 à 15h33
Sacrée championne du monde de biathlon pour la première fois de sa carrière dans une épreuve individuelle, Julia Simon était satisfaite d'avoir su gérer son calme, mais n'a pas pu s'empêcher de verser quelques larmes.
C'est une Julia Simon aux anges qui s'est exprimée après avoir décroché le titre de championne du monde de la poursuite ce dimanche à Oberhof. La biathlète de 26 ans, leader de la Coupe du Monde, estime avoir franchi un cap ce dimanche, comme elle l'a confié au micro de La Chaîne L'Equipe. « C'est vraiment un sacré aboutissement. J'étais très concentrée. Je suis contente de mes tirs, qui ont été très construits, très posés, très calmes. J'ai vraiment franchi une marche aujourd'hui dans la gestion de mes émotions. Sur le dernier tir debout, j'ai essayé de jouer avec Denise. Je me suis dit : « Je suis revenue, elle a fait des erreurs, peut-être que si je tire un petit peu plus vite qu'elle au début, ça va lui mettre la pression. » Je me suis vraiment éclatée. Il y a une erreur, mais elle en fait deux, c'est la loi du biathlon. J'ai eu du mal à franchir la ligne. Quand j'étais au sommet de la bosse, avec toujours 30 secondes d'avance, ça voulait dire que c'était possible, et j'ai les jambes qui se sont mises à trembler. Aujourd'hui, c'est vraiment une belle case de cochée sur ma carrière. »
Les larmes de Simon
En plus de savoir gérer ses émotions, Julia Simon est également ravie d'avoir su construire magnifiquement sa course, alors qu'elle partait avec plus d'une minute de retard sur Denise Herrmann-Vick. « J'ai lâché quelques larmes, mais je suis déjà dans l'analyse. Il faut retenir ce qui a marché aujourd'hui, pourquoi, et essayer de le remettre en place plus tard. Je pars à 1'03, il y a une construction de course, une stratégie derrière tout ça. Je ne me suis pas laissée démonter quand Denise m'a doublée. Je ne voulais pas me mettre dans le rouge, mais je ne voulais pas prendre un éclat non plus. J'ai travaillé à chaque relance, pour pouvoir rester au contact et jouer sur le pas de tir. C'est vraiment ce qu'il s'est passé. Je suis contente d'avoir construit ma course avec beaucoup de calme. Il faut profiter, ce n'est pas tous les jours comme ça", sourit Julia Simon, qui assure ensuite que "c'est un rêve de gosse..., tout ce travail qui a été fait, c'est ouf!" Avant de fondre en larmes dans les bras de Sophie Chauveau.















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