Mort de Martini : L'émotion de Platini, Fernandez et Cool

Mort de Martini : L'émotion de Platini, Fernandez et Cool©Media365
A lire aussi

Emmanuel LANGELLIER : publié le mardi 20 octobre 2020 à 15h53

Michel Platini, Luis Fernandez et Fabien Cool, qui ont tous connu Bruno Martini en équipe de France et à Auxerre, font part de leur émotion après la disparation de l'ancien gardien de but international.



A 58 ans, Bruno Martini s'est donc envolé vers le ciel avant l'avoir fait tant de fois sur sa ligne de but. L'ancien gardien de but est décédé une semaine après avoir fait un arrêt cardio-respiratoire. Le monde du football français est touché par la disparition de l'ancien portier d'Auxerre, Nancy, Montpellier et de l'équipe de France qui était apparu à 31 reprises sous le maillot bleu.

Platini : « Il avait réussi sa carrière, puis sa reconversion. Je l'aimais beaucoup »

Parmi les personnalités touchées, Michel Platini, qui avait dirigé Martini en équipe de France et qui l'avait installé dans le but de l'Euro 1992. « C'était le joueur parfait, pour un sélectionneur, parce que c'était un très bon gardien, mais aussi une personne respectée, respectable, un type formidable et gentil, confie Platini à L'Equipe. En plus, il avait commencé chez moi, à Nancy, où il avait bien connu mon papa (Aldo Platini, ancien entraîneur du centre de formation et directeur sportif de l'ASNL). C'était un gardien méticuleux, un coéquipier dévoué et remarquable. Bruno était vraiment un joueur parfait, et discret. Il avait réussi sa carrière, puis sa reconversion. Je l'aimais beaucoup. »


Fernandez : « Il était exceptionnel de simplicité »

Luis Fernandez avait également côtoyé Bruno Martini chez les Bleus et s'en souvient. « Bruno, C'est quelqu'un que j'ai beaucoup apprécié, ça m'a fait mal au coeur d'apprendre cette nouvelle ce matin (mardi). Il était l'opposé de Bernard Lama, c'était la simplicité faite homme. C'était quelqu'un qu'on n'entendait jamais, qui ne se plaignait jamais. Il en imposait, c'était une bête de travail. À ce niveau international, j'en ai rarement vu qui travaillait autant. J'avais une bonne relation avec lui, se remémore l'ancien milieu de terrain sur le site de L'Equipe. C'est un mec que tu ne peux pas effacer de ta mémoire comme ça. Il était exceptionnel de simplicité. »

Cool : « Il récoltait le fruit de son professionnalisme »

Enfin, Fabien Cool a lui croisé l'ex-portier à Auxerre. « Ce n'était pas un hasard s'il était régulier, il récoltait le fruit de son professionnalisme, souligne l'ancien Ajaïste. À ce sujet-là aussi, c'était un modèle, il essayait de laisser le moins possible le hasard entrer en ligne de compte. Tout reposait sur l'organisation et le travail. La première fois que je l'ai rencontré, si j'osais le regarder dans les yeux, c'était limite car je devais avoir quinze ans et c'était mon premier entraînement avec les pros... Mais il était toujours accessible. On était dans la même barque. On avait quelques similitudes dans les valeurs et le caractère. Je pense avoir ce point commun avec lui de penser que ça ne sert à rien d'être un m'as-tu-vu ou spectaculaire pour être efficace. »

Vos réactions doivent respecter nos CGU.