Djokovic: "Je n’ai rien à regretter"

Annoncé comme le grand favori des Internationaux de France 2011, Novak Djokovic a connu, vendredi face à Roger Federer, sa première défaite de l’année en demi-finales de Roland-Garros. Le Serbe, évidemment affecté par cette élimination (7-6, 6-3, 3-6, 7-6), a néanmoins conscience d’avoir pris part à un grand match et félicite d’ailleurs le Suisse pour sa performance. Pour la place de numéro 1 mondial il faudra encore patienter.

Novak, pensez-vous que vos quatre jours sans jouer aient pu avoir une influence sur votre entame de match ?
Non, je n'ai pas commencé lentement. J'ai perdu ce premier set, c'est dommage. Après c'est vrai que j'ai ralenti un peu. Il a bien profité de ma baisse de régime pour prendre le contrôle du match. Je suis ensuite bien revenu mais vous savez ce n'est pas facile lorsqu'on est mené de deux sets contre Roger. J'ai essayé de me motiver et je me suis dit : «c'est un match qui compte, qui est important, je vais essayer de penser au premier point du troisième set comme si c'était un nouveau match». Et j'ai bien joué. Mais lui jouait très bien aussi, notamment sur les points clés. Je le félicite pour sa performance. Il a joué extrêmement bien. Je pense avoir pris part à un excellent match. Je ne me sens pas bien maintenant que j'ai perdu. C'est dur mais c'est comme cela, c'est la vie ! Il le mérite.

Vous n’avez pas eu de chance parce que vous êtes sans doute tombé sur le meilleur Federer depuis le début de saison. Etes-vous d'accord ? Que regrettez-vous de votre côté ?
C'est vrai, il a joué un match incroyable aujourd'hui. Il mérite d'être félicité pour sa performance. Tout le mérite lui revient. C'est peut-être son meilleur match de l'année, je ne sais pas, il vous le dira peut-être. Il a bien joué, il a attaqué sur les balles où il devait attaquer, il a très bien servi également. Je n'ai rien à regretter. Je ne regarde jamais dans le rétroviseur. Ce qui se passe, se passe. Il ne sert à rien de pleurer après coup.

"C'est une défaite difficile à digérer, mais je l'accepte"

Avez-vous ressenti de la pression supplémentaire du fait qu’une victoire vous aurait permis d’accéder au premier rang mondial ?
Oui, bien sûr. C'était un match très important. Mais il y a toujours de la pression. Quand vous jouez en demi-finales contre Roger, ici, dans une levée du Grand Chelem, c’est intense, il y a toujours de la pression. Nous étions tous les deux très concentrés. Le premier set a été très long. Si je l'avais gagné, je ne sais pas dans quel sens serait allé le match… Je suis évidemment déçu d'avoir perdu. On ne peut pas se sentir bien quand on perd. C'est une défaite difficile à digérer, mais je l'accepte.

Votre série de victoires désormais terminée, allez-vous vous sentir plus serein, avec moins de pression sur les épaules ?
Quand vous avez terminé, vous vous sentez soulagé. Pendant quatre jours, je me suis entraîné tous les jours. Lorsque vous êtes dans le tournoi, vous êtes dans le tournoi, peu importe que vous jouiez de match ou pas. Vous êtes là mentalement, vous vous sentez présent, vous sentez que l'énergie passe autour de vous, vous avez besoin de concentration, de vos rituels quotidiens et de travailler vraiment dur. C'était un tournoi fabuleux. Peut-être le meilleur de ma carrière. Je ne peux pas me plaindre. C'est une période incroyable. Il fallait bien que cette série s’arrête un jour. J’aurais bien aimé que cela n’arrive pas maintenant, mais c'était un grand match. C'est le sport.

Allez-vous directement à Londres pour la semaine prochaine ?
Non, je me suis retiré du tournoi du Queen’s pour me reposer et ensuite faire le tournoi de Wimbledon.

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